Red Dare Pamplemousse ! RDDR.

24août/121

Une oeuvre formidable au goût de génie.

Les critiques, les avis, les prises de position, les argumentations, les prises d'otages psychologiques et les influences qui sonnent vides. Ça aussi, c'est un concept.

Un concept qui cherche absolument à créer de la magie là où, en tout état de cause, il n'y en a pas forcément.

C'est à ça que je résume, par exemple, un bon paquet de critiques dans le milieu du divertissement. Celles qui te lâchent une sorte de masturbation mentale sur des choses que, nous simples mortels, ne voulons/pouvons pas comprendre. Ce genre de dimension parallèle où l'on bascule très vite dans une espèce de cercle super vicieux, gonflé d'extrêmes en tout genre. Ça se divise globalement en deux catégories :

  • Ceux qui se limitent à critiquer light, avec une salade et de l'eau. Posés, honnêtes. Aimé ou pas aimé, on ne descend pas trop loin.
  • Ceux qui critiquent en prenant des menus Double Whopper chez Burger King et se plaindre que ça n'a ni le goût du Big Mac, ni la même consistance du Box Master, ni la légèreté d'un Actimel tout en pointant du doigt la provenance de la viande douteuse puisqu'elle n'a pas été pêchée dans les conditions générales d'utilisation que personne ne lit. (Une balle de 9mm dans chaque genou, ça marche aussi)

Alors oui, tu vas me dire "chacun son avis connard, les goûts et les couleurs ça se discute pas !", alors je vais te répondre : Moi je veux qu'on en discute, petite pute.

Et je ne vais même pas y aller par quatre chemin, je vais endosser la responsabilité de ce costume ringard de journaliste philosophe illuminé qui n'a qu'une seule motivation : Défendre un monument.

Et puisque la notion de monument est, à juste titre, totalement subjective et que nous sommes dans cette fameuse dimension, j'ai dégoté pour toi l'unique oeuvre d'un artiste remarquable de créativité : Monsieur Bilal (du 92).

Tu te souviens parfaitement de sa prestation digne des plus grands ténors de ce 21ème siècle dont voici une légère piqûre de rappel :

 

Et puisque les paroles ne sont pas toujours faciles à décoder, les voici en bonus gratuitement :

Wesh regarde ta tête et ta touffe de mouton,
Généralement tout le monde dit que t'as une tête de con.
Attends, tu fais le mec, retourne au 93 qu'ils t'mettent la zermi.
Même ton pere, se surnommant Kader, il se saoûle tous les soirs
et ensuite il te course dans les couloirs.

Attends!

Ouais, on devrait te haggar pour que tu fermes un peu ta grosse gueule !
T´as niqué du blah et tu te crois chaud ?
Mais dis-toi dans ta tête que nous c´est pas la même chose alors :

ARRETE, ARRETE, ARRETE quoi, putain !

Tu t´es serré une p'tite gogo danceuse et ça se croit chaud ?!
Hein tu te crois chaud?
Si elle aurait vu ta p'tite bite elle s'rait partie !

Hein donc déjà, ta bite (« MSN ») elle est toute p'tite, elle a des rides !
Attends, même celle de mon p'tit frére est plus grosse et plus grande et sans rides !

 

En lisant ces belles paroles, moi, grand pourfendeur des libertés d'expression, je pense que cet individu est un des plus grands artistes que l'Homme ait connu.

Alors derrière tout ça, voici ce que l'on peut doit comprendre :

Cette oeuvre est remplie de figures de style intéressantes. Comme toute oeuvre qui se respecte, il faut aller au delà de l'image envoyée, lire entre les lignes, écouter entre les sons, sentir entre les saveurs.

Cette allégorie remarquable du rejet, avec l'utilisation du mouton et de sa touffe de laine imposante est vue ici comme une aberration de l'Homme et sa facilité déconcertante à concevoir le faciès d'autrui comme étant une représentation physionomique de l'absurdité. Absurdité qui est géographiquement répartie au sein des départements d'Île de France et plus précisément celui de la Seine Saint Denis, dont les habitants sont appelés Séquano-Dionysiens, appellation issue de l'ancienne Gaule rebaptisée (les Séquanes) en hommage à l'auteur français Dionys Mascolo.

La notion de violence et de misère est une forme d'autocensure pour dénoncer les fabrications de laine clandestine et à plus grande échelle, l'exploitation des animaux par l'Homme pour son propre intérêt.

Les rimes sont plates dans le seul but de marteler l'inefficacité des traitements appliqués aux personnes souffrant d'alcoolisme aigu. L'image de la "course dans les couloirs" fait ici référence à la course au désespoir, à l'échec, au reconditionnement humain envers lequel les patients doivent faire face. Lorsque la parentalité du père est remise en cause dans de telles circonstances, il est très difficile d'amener un raisonnement logique et cohérent. On sent donc que l'auteur souhaite faire la relation entre l'alcool et la laine, qui ne sont que des métaphores bien pensées pour représenter l'abandon et les pulls de grands-mères.

Le rythme est soutenu par des volontés d'attente, d'arrêt, de discontinuité. Nous sommes face à nous-mêmes. La phrase "mais dis-toi dans ta tête que nous c´est pas la même chose" est finement bien tracée. Ici, il n'est point question de laine mais de savoir être, de jugement sur soi-même et de pouvoir mesurer l'influence qu'autrui peut développer. Il nous amène vers une réflexion difficile, malmenée, dans le seul but de nous transposer dans un autre état d'esprit que le nôtre. Cette répétition réfléchie de l'interdiction d'avancer ressemble plutôt à une ironie stratégiquement bien placée, poussant d'avantage à franchir ses propres limites plutôt que d'arrêter brutalement les efforts menés.

La personnification de l'amour ("p'tite gogo danseuse", "p'tite bite") est un point d'honneur qui lui est attribué. On parle ici de mérite, de ne plus se croire chaud mais de dépasser ce stade. La fuite et le dégoût représentés par le départ précipité de la femme conduit directement à des raisonnements d'égalité pour tous. Le sexe est utilisé à des fins mesurées : L'évolution de l'Homme dans le temps. Un merveilleux oxymore est d'ailleurs utilisé en rapprochant la forme des organes génitaux fraternels à la notion temporelle des rides et de la jeunesse. Fabuleux.

C'est véritablement la fraternité qui est mise en avant, comme pour venir titiller la notion de parentalité précédemment. La sociabilité de l'Homme s'est transformée au fil de l'âge, les relations de toute nature se sont vues transposées de part et d'autre, alors que l'âme n'a emprunté qu'un seul chemin distinct.

J'ai été fabuleusement touché par cette oeuvre. Beaucoup de thèmes y sont approchés et la nature profonde de la pensée est extrêmement sollicitée. On utilise des propos simples pour creuser des complexités universelles que les grands philosophes ont tenté de percer. Rien à ce jour n'égale la précision à laquelle ces sujets sont abordés, et c'est tristement à tort que cette oeuvre a été comprise par l'Homme.

 

Ceci était une vraie critique. Avec de vrais Double Whopper.

Et toi ? Ta critique c'est quoi ?

18oct/114

Soyons politesse, biatch.

Éternel raisonnement cucu, mais pas que. C’est encore vous, mesdames, qui êtes au centre de toutes les attentions. Mais aujourd’hui, ce sont vos rapports avec les mâles dans des situations assez particulières, que j’aimerai élucider avec vous. Alors avant que tu te décides de fermer cette page en te disant "encore un texte de merde totalement insignifiant entre les garçons et les filles, plagié sur le dernier article de Elle page 156 sur le sexe dans la cuisine en plein régime nutritionnel", je te dirais que non, halte-là, tu fais fausse route.
Fausse route puisqu’il y a de fortes probabilités que tu puisses te retrouver là-dedans et surtout, que je vais invoquer mon côté "neutralité objective" au maximum (pas sûr du résultat, mais le cœur y est).

Tout ceci pour mettre en lumière et étudier ensemble, main dans la main, ces aprioris complètement pétés que vous nous formulez sur les hommes, lorsque ceux-ci émanent une action de politesse, de courtoisie, de gentleman (relatif, je le sais) ou encore de galanterie. Je suis d’accord avec toi qu’en 2011, ces mots n’ont plus spécialement de signification aux yeux de chacun, mais reste concentrée et fais un petit effort. Merci.

J’eu un grand malaise psychologique en plus de mon cœur fendu, il y a peu de temps, au cours d’une journée on ne peut plus barbante et morose, lorsque je croisai une femme inconnue à la machine à café. Un "bonjour" fût lâché de ma part, en toute sincérité. Un bonjour qui, évidemment, est resté sans réponse, laissant un froid astronomique et mes yeux écarquillés comme jamais. Bien. Une fois la préparation de mon café terminé, je m’en allai en lui adressant un "bonne journée" neutre, histoire de ne pas partir comme un malpropre. Ce à quoi elle me décrochât en toute impunité une espèce de "pfffff", soupir de désespoir, les yeux en l’air et quelques postillons éjectés. Elle détourna ses talons pour s’enfermer dans son bureau. Je fixai ma tasse de café, mes yeux triplement écarquillés, seul au monde, et murmurai : "C’est quoi son problème à celle-là ?".
Je me suis dit que j’avais sûrement mal communiqué, mais ça passe pourtant très bien chez les grandes dames quadragénaires de la boîte.

Donc je vous la pose directement en face à face : C’est quoi votre putain de problème ?

Que s’est-il passé entre une époque pas si lointaine que ça et la nôtre, pour que l’interprétation des formules de politesse soit aussi salie que ça ? Qui en est responsable ? Les hommes ? Les femmes ? Claire Chazal ? L’Union Européenne ? La saison 4 de Breaking Bad ? Dîtes-nous !

Mesdames, nous sommes dans une ère apocalyptique en ce qui concerne nos interactions sociales et je me dois de lever le poing et demander un cessez-le-feu.

On a encore le droit de vous tenir la porte, sans avoir à reluquer votre fessier de compétition. On a encore le droit de vous dire bonjour sans que vous pensiez qu’il y ait des pensées schizo-pornographiques derrière. On a encore le droit de vous complimenter sur votre dernier trio de make-up Chanel/Sephora/Kiko sans pour autant chercher à rentabiliser ces douces paroles par des récompenses divines. On a encore le droit d’être poli, serviable, courtois sans que l’on soit en mesure d’élaborer des plans machiavéliques et suspicieux.

Alors oui, je le sais, il y a des manières de faire et on peut très certainement valider que certains ont des protocoles frisant le suppositoire. Et qu’il persiste malgré tout des limites : Le couillon qui te tient la porte alors que tu te situes à 800 mètres de lui, ce n’est visiblement pas pour te demander l’heure (ou toute autre chose complètement pétée, ça va de soi).
Le plus intéressant dans ces conventions sociales (appelons-ça comme ça), c’est d’imaginer le processus inverse. Les interprétations seraient complètement renversées. Mettons que la galanterie ne soit plus du tout masculine, imagine un peu le chaudron brûlant d’un homme lorsqu’une femme viendrait à lui tenir la porte, lui souhaiter une magnifique journée ensoleillée avec un sourire Colgate défiant toute concurrence, les cheveux au vent, et avec une putain de jupe qui n'arrête pas de remonter qu'elle a maudit toute la matinée.

Et si j’écris ça aujourd’hui, finalement, c’est pour te secouer très fort et remettre les compteurs à zéro. Ô les hommes, ô les femmes, point n’en est (ce qui ne veut absolument rien dire). Si ça ne marche pas dans un sens, ça marchera peut-être dans un autre. Au lieu de vous adresser de jolis "bonjour Madame" à la machine à café, on essaiera peut-être le "dégage de là idiote" en vous claquant la porte au nez.

13oct/110

Apple m’a tuer.

Comme cela fait une bien belle éternité que je n'avais pas publié de billets plus ou moins foireux, je reprends un peu du poil de la bête pour toi, jeune délinquant(e). Et je vais ainsi casser d'emblée ta motivation de lecture en te disant que le dit-sujet ne va traiter ni d'Apple, ni de Steve Jobs, ni des processus marketing mis en place par cette société américaine, ni d'Omar, et encore moins de ce que devient CDP. Donc pour faire court : Tu es venu ici pour rien et tu as sûrement des tâches ménagères à faire, alimenter ton chat, des cours à suivre ou bien mes chemises à repasser. Aurevoir.

Pour le reste, je vais d'abord t'expliquer comment l'idée de ce que tu lis m'est venue en tête : Nous sommes un vendredi 30 septembre 2011, il est environ 20h45, mon mobile GSM de la marque Apple IIIème génération estampillée S pour Speed et affichant des caractéristiques tels que p... (Oh puis merde tu as compris) étant posé minutieusement sous mes yeux, et moi-même situé en contre plongée avec un bazooka militaire et les sourcils très très froncés. Et là je me suis dit que je ne pouvais pas laisser passer ça.

Faisons donc un retour arrière d'environ 16h dans le passé. Après une nuit acharnée sur la béta fermée/ouverte/double-fermée/semi-ouverte de Battlefield 3 et ayant peu de sommeil à la fois à mon actif mais encore moins à effectuer, j'ai décidé comme tous les jours de programmer ce fils de pute merveilleux réveil intégré à notre joli GSM de la pomme (l'utilisation du mot GSM est volontaire, commence pas à me saouler).
Je te passe les détails de ma nuit aussi courte qu'une virée dans un Space Mountain, sauf qu'au moment de sonner, le réveil en a décidé autrement et s'est dit "nous sommes vendredi, pourquoi ne pas faire quelques entourloupes matinales et lui niquer sa petite journée à ce petit con ?". Il n'a donc pas sonné. Ni à l'heure programmée, ni 1h plus tard. En fait il n'a jamais sonné. Bravo l'artiste.

Et c'est justement ce simple élément, finalement anodin comme jamais, qui déclenche une succession de catastrophes. Réveil précipité, bâclé, petit déjeuner sauté (honte matinale), humeur gâchée pour les 7 mois venir, découverte d'insultes très constructives, espérance de vie diminuée de moitié, un risque maximal de mettre deux chaussettes différentes, chercher ses clés, trouver de nouvelles insultes, trouver encore une fois de nouvelles insultes et enfin affronter La Reine, The Queen : L'autoroute A15 un vendredi en pleine heure de pointe à la fois matinale mais aussi "nocturne" (entre guillemets puisque l'heure de pointe parisienne commence à 17h mon pote). J'ai déjà rédigé mes commentaires sur cette autoroute du Mal, je ne me répéterais pas. Je m'en sors donc avec une journée pétée, des regards fusillés lancés à tout azimut, cafés moroses, traîner des pieds, faire exprès de faire tomber le GSM, s'excuser avec un doigt d'honneur, assister à des réunions complètement à l'ouest, écrire comme un droitier, souffler, mourir plusieurs fois, postillonner volontairement sur le GSM, ne pas essuyer, trouver de nouvelles insultes, mourir encore.

Et pour que tu visualises le trajet retour, tu prends tout ce que je viens d'écrire, tu rajoutes de la pisse, du crachat, des betteraves, du café sans sucre, des gens, les détritus à l'intérieur de ton clavier, de la peau morte et du Roquefort. Tu mixes le tout, tu avales, tu vomis, tu ravales le vomi, tu re-vomis. Et voilà, ça devrait être assez représentatif des 2h30 de trajet pour faire exactement 32,9 kilomètres, pour qu'en plus je loupe un entraînement crucial et retrouver le frigo totalement vide.

Il est maintenant 20h45, et je suis avec un bazooka militaire en face de mon Global System for Mobile Communications (oui GSMC, j'ai rajouté le "Communications" pour que tu te sentes trahi(e)). J'ai attendu patiemment qu'il s'explique, ça n'est jamais venu. Comme quoi un simple procédé technologique peut changer le cours d'une journée. Si encore j'avais pu rencontrer la femme de ma vie ou que l'on m'offre des chouquettes ...

J'ai dit que je n'en parlerai pas, mais j'ai menti. Quatre jours plus tard, l'iPhone 4S est dévoilé au monde entier. Le lendemain, Steve Jobs décède. Six jours plus tard, mon réveil n'a encore pas sonné.

Apple m'a tuer.

16sept/110

Trancher sous le fourreau.

Créature. Créateur. Création. Je te vois parmi tant d'autres, dissimulé à la seule force de tes mains. Mais je te vois, clairement. On se penche au-dessus des berceaux, on mélange les couleurs de nos pupilles. Parfaite désillusion. Incarnation sensible d'entités paradoxales, on se bascule et on se bouscule. Ah, cette odeur d'anarchie cognitive, on en connaît tous la couleur. Détraqués d'outre-tombe, sous le silence cousu, fait tomber les pièces maîtresses. Qui es-tu ? Inlassablement la même personne. Pris de vertige dans les hautes sphères abyssales, prêt à toucher le fond pour caresser les nuages. Unique, tu l'es. Nausées nauséabondes à la vue de ce qu'il se trame dehors. Et nos caprices, fondés sur les rochers des lions n’excluront que la science et la religion. Noyau atomique, particule atypique de l'Architecte. Créatures, celles qui soufflent dans le noir en ayant le regard rivé dans les limbes. Labyrinthe en chantier progressif, la seule sortie étant celle qu'il ne faut pas choisir. Mais qui est-ce donc ? Que sais-je. On trempe nos mains dans de l'eau de solitude, cherchant à désarmer les fléaux en orbite. Mélodies sur mélodies, chants lyriques à la gloire de nos Pères. Qu'adviendra-t-il de ces lettres ? Que sais-je. Créatures pour créatures, fruit descendu d'une alchimie consistante et chérie. Lâchées à la merci du monde, là où la pitié n'existe dès lors que les Hommes à eux-seuls croquent de pleine dents les délices des déchus.

On scande les mérites de nos actions, mais peu d'oreilles nous sont tendues. Lutte sur lutte, c'est face à la lumière que l'absence du néant se suffit. Soyez donc brillants, les plus anodins reprendront leurs trônes. Poings serrés épousant les notes musicales, mâchoire gonflées comme pour encaisser le Mal. Grande portée que nos voix propagent, infime demeure le réceptacle. Déboussolé, en guise de repère pour qui s'aventure dans les sentiers des vivants. Création divine ou monstruosité diabolique, éparpillée au sein des Hommes, tâchée de scarifier comme bon lui semble. Estampillé à tort sous le feu des canons, personne ne frime face aux murailles à l'odeur de poudre carbonisée. Cachés, dissimulés, camouflés dans des moules sociaux où les règles sont antinomiques. Créateur, quel fût ton plan ? En quête de réponses limpides, piochées à la source pour ainsi éviter les discordances lamentables. Qu'attends-tu ? Réveillé par les gongs des champs de bataille, en harmonie avec les caresses d'une danse calomnieuse. Est-ce peut-être là, sous nos yeux ébahis et éventres, que les saccages moraux ont pris place. Envole-toi et désigne-nous le point culminant de tes attentes, même à travers le brouillard épais et ambulant, nous saurons y faire bon chemin.

Je te vois parmi tant d'autres. Aspiré par les remords et la peur au ventre des bris de glace. Aussi fragiles soient-elles, ces boîtes musicales si chères aux Hommes ne sont que bien trop exposées aux supplices et aux calamités. Créature, n'as-tu pas peur d'y perdre vingt-et-un grammes ? Symbolique, ô combien symbolique. Les rêves d'osmose n'existent que pour te rappeler à quel point la lutte n'est qu'un début. Chérir, partager, protéger, dur d'y voir clair dans les sacres lointains. Battre, combattre, rabattre, débattre, que de grands gestes pour une cause des plus nobles. Affronter vents et marées n'a que peu de sens en soi, mais ajoutez-y un zeste d'espoir, ainsi découper l'océan deviendra un instinct de survie.

Soyez incisif, voilà la finalité.