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	<title>Red Dare Pamplemousse !</title>
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		<title>Une oeuvre formidable au goût de génie.</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Aug 2012 15:07:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katoune</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les critiques, les avis, les prises de position, les argumentations, les prises d'otages psychologiques et les influences qui sonnent vides. Ça aussi, c'est un concept. Un concept qui cherche absolument à créer de la magie là où, en tout état de cause, il n'y en a pas forcément. C'est à ça que je résume, par [...]]]></description>
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<p>Les critiques, les avis, les prises de position, les argumentations, les prises d'otages psychologiques et les influences qui sonnent vides. Ça aussi, c'est un concept.</p>
<p>Un concept qui cherche absolument à créer de la magie là où, en tout état de cause, il n'y en a pas forcément.</p>
<p>C'est à ça que je résume, par exemple, un bon paquet de critiques dans le milieu du divertissement. Celles qui te lâchent une sorte de masturbation mentale sur des choses que, nous simples mortels, ne voulons/pouvons pas comprendre. Ce genre de dimension parallèle où l'on bascule très vite dans une espèce de cercle super vicieux, gonflé d'extrêmes en tout genre. Ça se divise globalement en deux catégories :</p>
<ul>
<li>Ceux qui se limitent à critiquer light, avec une salade et de l'eau. Posés, honnêtes. Aimé ou pas aimé, on ne descend pas trop loin.</li>
<li>Ceux qui critiquent en prenant des menus Double Whopper chez Burger King et se plaindre que ça n'a ni le goût du Big Mac, ni la même consistance du Box Master, ni la légèreté d'un Actimel tout en pointant du doigt la provenance de la viande douteuse puisqu'elle n'a pas été pêchée dans les conditions générales d'utilisation que personne ne lit. (Une balle de 9mm dans chaque genou, ça marche aussi)</li>
</ul>
<p>Alors oui, tu vas me dire "chacun son avis connard, les goûts et les couleurs ça se discute pas !", alors je vais te répondre : <strong>Moi je veux qu'on en discute, petite pute</strong>.</p>
<p>Et je ne vais même pas y aller par quatre chemin, je vais endosser la responsabilité de ce costume ringard de journaliste philosophe illuminé qui n'a qu'une seule motivation : Défendre un monument.</p>
<p>Et puisque la notion de monument est, à juste titre, totalement subjective et que nous sommes dans cette fameuse dimension, j'ai dégoté pour toi l'unique oeuvre d'un artiste remarquable de créativité : Monsieur Bilal (du 92).</p>
<p>Tu te souviens parfaitement de sa prestation digne des plus grands ténors de ce 21ème siècle dont voici une légère piqûre de rappel :</p>
<p style="text-align: center;"><object type="application/x-shockwave-flash" width="380" height="344" data="http://getembedplus.com/embedplus.swf" id="ep3614"><param value="http://getembedplus.com/embedplus.swf" name="movie" /><param value="high" name="quality" /><param value="transparent" name="wmode" /><param value="always" name="allowscriptaccess" /><param value="true" name="allowFullScreen" /><param name="flashvars" value="ytid=GxIajislClc&width=380&height=312&start=&stop=&rs=w&hd=0&autoplay=0&react=0&chapters=&notes=" /><iframe class="cantembedplus" title="YouTube video player" width="380" height="312" src="http://www.youtube.com/embed/GxIajislClc?fs=1" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></object><!--[if lte IE 6]> <style type="text/css">.cantembedplus{display:none;}</style><![endif]--></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><span style="background-color: #dcdcdc;">Et puisque les paroles ne sont pas toujours faciles à décoder, les voici en bonus gratuitement :</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 10px;"><cite title="Quote Bilal">Wesh regarde ta tête et ta touffe de mouton,<br />
Généralement tout le monde dit que t'as une tête de con.<br />
Attends, tu fais le mec, retourne au 93 qu'ils t'mettent la zermi.<br />
Même ton pere, se surnommant Kader, il se saoûle tous les soirs<br />
et ensuite il te course dans les couloirs.</cite></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 10px;"><cite title="Quote Bilal">Attends!</cite></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 10px;"><cite title="Quote Bilal">Ouais, on devrait te haggar pour que tu fermes un peu ta grosse gueule !<br />
T´as niqué du blah et tu te crois chaud ?<br />
Mais dis-toi dans ta tête que nous c´est pas la même chose alors :</cite></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 10px;"><cite title="Quote Bilal"> ARRETE, ARRETE, ARRETE quoi, putain !</cite></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 10px;"><cite title="Quote Bilal">Tu t´es serré une p'tite gogo danceuse et ça se croit chaud ?!<br />
Hein tu te crois chaud?<br />
Si elle aurait vu ta p'tite bite elle s'rait partie !</cite></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 10px;"><cite title="Quote Bilal">Hein donc déjà, ta bite (« MSN ») elle est toute p'tite, elle a des rides !<br />
Attends, même celle de mon p'tit frére est plus grosse et plus grande et sans rides !</cite></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En lisant ces belles paroles, moi, grand pourfendeur des libertés d'expression, je pense que cet individu est un des plus grands artistes que l'Homme ait connu.</p>
<p>Alors derrière tout ça, voici ce que l'on <del>peut</del> doit comprendre :</p>
<p>Cette oeuvre est remplie de figures de style intéressantes. Comme toute oeuvre qui se respecte, il faut aller au delà de l'image envoyée, lire entre les lignes, écouter entre les sons, sentir entre les saveurs.</p>
<p>Cette allégorie remarquable du rejet, avec l'utilisation du mouton et de sa touffe de laine imposante est vue ici comme une aberration de l'Homme et sa facilité déconcertante à concevoir le faciès d'autrui comme étant une représentation physionomique de l'absurdité. Absurdité qui est géographiquement répartie au sein des départements d'Île de France et plus précisément celui de la Seine Saint Denis, dont les habitants sont appelés Séquano-Dionysiens, appellation issue de l'ancienne Gaule rebaptisée (les Séquanes) en hommage à l'auteur français Dionys Mascolo.</p>
<p>La notion de violence et de misère est une forme d'autocensure pour dénoncer les fabrications de laine clandestine et à plus grande échelle, l'exploitation des animaux par l'Homme pour son propre intérêt.</p>
<p>Les rimes sont plates dans le seul but de marteler l'inefficacité des traitements appliqués aux personnes souffrant d'alcoolisme aigu. L'image de la "course dans les couloirs" fait ici référence à la course au désespoir, à l'échec, au reconditionnement humain envers lequel les patients doivent faire face. Lorsque la parentalité du père est remise en cause dans de telles circonstances, il est très difficile d'amener un raisonnement logique et cohérent. On sent donc que l'auteur souhaite faire la relation entre l'alcool et la laine, qui ne sont que des métaphores bien pensées pour représenter l'abandon et les pulls de grands-mères.</p>
<p>Le rythme est soutenu par des volontés d'attente, d'arrêt, de discontinuité. Nous sommes face à nous-mêmes. La phrase "mais dis-toi dans ta tête que nous c´est pas la même chose" est finement bien tracée. Ici, il n'est point question de laine mais de savoir être, de jugement sur soi-même et de pouvoir mesurer l'influence qu'autrui peut développer. Il nous amène vers une réflexion difficile, malmenée, dans le seul but de nous transposer dans un autre état d'esprit que le nôtre. Cette répétition réfléchie de l'interdiction d'avancer ressemble plutôt à une ironie stratégiquement bien placée, poussant d'avantage à franchir ses propres limites plutôt que d'arrêter brutalement les efforts menés.</p>
<p>La personnification de l'amour ("<em>p'tite gogo danseuse</em>", "<em>p'tite bite</em>") est un point d'honneur qui lui est attribué. On parle ici de mérite, de ne plus se croire chaud mais de dépasser ce stade. La fuite et le dégoût représentés par le départ précipité de la femme conduit directement à des raisonnements d'égalité pour tous. Le sexe est utilisé à des fins mesurées : L'évolution de l'Homme dans le temps. Un merveilleux oxymore est d'ailleurs utilisé en rapprochant la forme des organes génitaux fraternels à la notion temporelle des rides et de la jeunesse. Fabuleux.</p>
<p>C'est véritablement la fraternité qui est mise en avant, comme pour venir titiller la notion de parentalité précédemment. La sociabilité de l'Homme s'est transformée au fil de l'âge, les relations de toute nature se sont vues transposées de part et d'autre, alors que l'âme n'a emprunté qu'un seul chemin distinct.</p>
<p>J'ai été fabuleusement touché par cette oeuvre. Beaucoup de thèmes y sont approchés et la nature profonde de la pensée est extrêmement sollicitée. On utilise des propos simples pour creuser des complexités universelles que les grands philosophes ont tenté de percer. Rien à ce jour n'égale la précision à laquelle ces sujets sont abordés, et c'est tristement à tort que cette oeuvre a été comprise par l'Homme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ceci était une vraie critique. Avec de vrais Double Whopper.</p>
<p class='commentLinkPlugin'> <em><strong>Et toi ? Ta critique c'est quoi ?</strong></em></p>
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		<title>Previously on Reddare</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Aug 2012 16:13:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katoune</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dix mois. Dix longs mois pendant lesquels le calme plat, pour ne pas dire le néant glacial, s'est installé confortablement par ici. Aucune activité, pas même un coup d'oeil. C'est comme si l'on avait mis la main sur le tableau électrique principal il y a un peu moins d'un an (ça fait encore plus flipper [...]]]></description>
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<p><img class="aligncenter" src="http://i1.wp.com/www.reddare.com/wordpress/wp-content/uploads/2012/08/RDDR_S02_Logo_II_resized_Normal_500.png?resize=500%2C434" alt="Reddare Logo S02" data-recalc-dims="1" /><strong>Dix mois</strong>. Dix longs mois pendant lesquels le calme plat, pour ne pas dire le néant glacial, s'est installé confortablement par ici. Aucune activité, pas même un coup d'oeil. C'est comme si l'on avait mis la main sur le tableau électrique principal il y a un peu moins d'un an (ça fait encore plus flipper dit comme ça) et qu'on se serait dit "Allez, on ferme le rideau, on coupe tout, personne ne tire sa révérence, on s'en fout". Voilà, merci Madame, merci Monsieur, see ya. Blackout.</p>
<p>La vie a poursuit son petit bonhomme de chemin, la terre est devenue fertile et les seuls occupants étaient vraisemblablement des bots venus d'ailleurs, scrutant les limites des Internets pour espérer récupérer 2/3 pièces de rechange. Rien de bien folichon, la mise en scène était belle et bien rangée au placard.</p>
<p>Et c'est au détour de quelques clics bien placés que, dix mois plus tard, on se retrouve à ouvrir la porte d'entrée par curiosité en se retrouvant nez à nez avec un spectacle inattendu : Des courriers abandonnés par centaine, des journaux empilés hasardement, une odeur de mort vivant à l'échalote, une masse de poussière faisant office de piste noire pour la faune, et des chats. Beaucoup de chats. Dès qu'on imagine un endroit tout pourri, cloisonné et renfermé, il faut qu'il y ait des chats pour sublimer la nature dégueulasse de la situation.</p>
<p>Devant ce tableau rocambolesque, vous l'aurez bien compris : Ce blog était à l'abandon. Il était fiché sous un numéro de matricule en attendant de finir dans un four crématoire dédié (true story).</p>
<p>J'ai donc décidé d'y mettre mon grain de sel devant les instances suprêmes, avec un argument choc : "NON ! Ce blog ne mérite pas de mourir. Ce blog mérite <strong>une saison 2</strong>".</p>
<p>Alors là tu te demandes ce que je raconte, que t'étais pas au courant pour la première saison (et que de toute manière, une saison pour un blog ça ne veut rien dire putain), que t'as rien à foutre ici et que c'était quand même plus rigolo avec les chats (bah voyons).</p>
<p>C'est finalement sans plus attendre que vous avez sous les yeux la nouvelle version de Reddare pour sa reprise, un nouveau logo en chantier depuis 2009, le temps d'avoir les validations de mise en production, droits d'auteur, financement, rentabilité, gestion RH, campagnes marketing et business plan (non en fait c'est pas vrai, je l'ai fait en 20min tout à l'heure en mangeant des Pringles), une ligne editoriale qui ne bougera pas, une mise en page légèrement remaniée, quelques fonctionnalités supplémentaires et c'est tout. Tu ne devrais pas t'y perdre.</p>
<p>Bon, évidemment, tout ceci s'adresse aux fidèles lecteurs de la première (heure) saison. Ils étaient trois ou quatre, et on les a sûrement perdu en chemin avec tout ça. Je me retrouve donc à avoir préparé cette annonce pour l'annoncer à moi-même, sacré concept.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors pour conclure sur ce pilot qui n'est pas un pilot puisque c'est tout sauf une saison à proprement parler, je vais la jouer avec un cliffhanger digne de ce nom :</p>
<p><cite title="Test">"<span style="font-size: 16px;"><strong>Reddare grapefruit's owner ? They all said he was tracked and killed in the jungle. Today I can say he's not dead. And you know what fellas ? He's (un peu) BACK.</strong></span>" *</cite></p>
<span style='text-align:left;display:block;'><p>				<object id='wp-as-256_1-flash' type='application/x-shockwave-flash' data='http://s0.wp.com/wp-content/plugins/audio-player/player.swf' width='290' height='24'>
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					Télécharger : <a href="http://www.reddare.com/wordpress/wp-content/uploads/2012/08/Lost_Cliff.mp3">Lost_Cliff.mp3</a><br />
				</object></p></span>
<p><span style="font-size: 10px;"><em>(J'ai méga galéré à récupérer/réaliser ce son - Faîtes des dons)</em></span></p>
<p><em>PS : Si tu n'as pas cliqué sur le son, tu peux aussi relire la dernière phrase en cliquant cette fois-ci dessus. Effet cliffhanger garanti.</em><br />
<em>PS2 : Et si tu n'as rien pigé de ce billet (pilot, saison, cliffhanger, ...), tous les chats ont été mangés donc pas de retour arrière possible.<br />
</em></p>
<p><span style="font-size: 10px;"><em>*Je ne ferai pas la traduction, ce n'est quand même pas de ma faute si tu n'a pas suivi tes cours d'anglais à l'école. </em></span></p>
<p class='commentLinkPlugin'> <em><strong> <a href='http://www.reddare.com/?p=256#respond'>Des questions ? Aucune ? Vraiment ?</a></strong></em></p>
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		<title>Soyons politesse, biatch.</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 15:06:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katoune</dc:creator>
				<category><![CDATA[Social Life]]></category>
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		<description><![CDATA[Éternel raisonnement cucu, mais pas que. C’est encore vous, mesdames, qui êtes au centre de toutes les attentions. Mais aujourd’hui, ce sont vos rapports avec les mâles dans des situations assez particulières, que j’aimerai élucider avec vous. Alors avant que tu te décides de fermer cette page en te disant "encore un texte de merde [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[
<p>Éternel raisonnement cucu, mais pas que. C’est encore vous, mesdames, qui êtes au centre de toutes les attentions. Mais aujourd’hui, ce sont vos rapports avec les mâles dans des situations assez particulières, que j’aimerai élucider avec vous. Alors avant que tu te décides de fermer cette page en te disant "encore un texte de merde totalement insignifiant entre les garçons et les filles, plagié sur le dernier article de <em>Elle</em> page 156 sur le sexe dans la cuisine en plein régime nutritionnel", je te dirais que non, halte-là, tu fais fausse route.<br />
Fausse route puisqu’il y a de fortes probabilités que tu puisses te retrouver là-dedans et surtout, que je vais invoquer mon côté "neutralité objective" au maximum (pas sûr du résultat, mais le cœur y est).</p>
<p>Tout ceci pour mettre en lumière et étudier ensemble, main dans la main, ces aprioris complètement pétés que vous nous formulez sur les hommes, lorsque ceux-ci émanent une action de politesse, de courtoisie, de gentleman (relatif, je le sais) ou encore de galanterie. Je suis d’accord avec toi qu’en 2011, ces mots n’ont plus spécialement de signification aux yeux de chacun, mais reste concentrée et fais un petit effort. Merci.</p>
<p>J’eu un grand malaise psychologique en plus de mon cœur fendu, il y a peu de temps, au cours d’une journée on ne peut plus barbante et morose, lorsque je croisai une femme inconnue à la machine à café. Un "<em>bonjour</em>" fût lâché de ma part, en toute sincérité. Un bonjour qui, évidemment, est resté sans réponse, laissant un froid astronomique et mes yeux écarquillés comme jamais. Bien. Une fois la préparation de mon café terminé, je m’en allai en lui adressant un "<em>bonne journée</em>" neutre, histoire de ne pas partir comme un malpropre. Ce à quoi elle me décrochât en toute impunité une espèce de "<em>pfffff</em>", soupir de désespoir, les yeux en l’air et quelques postillons éjectés. Elle détourna ses talons pour s’enfermer dans son bureau. Je fixai ma tasse de café, mes yeux triplement écarquillés, seul au monde, et murmurai : "C’est quoi son problème à celle-là ?".<br />
Je me suis dit que j’avais sûrement mal communiqué, mais ça passe pourtant très bien chez les grandes dames quadragénaires de la boîte.</p>
<p>Donc je vous la pose directement en face à face : <strong>C’est quoi votre putain de problème ?</strong></p>
<p>Que s’est-il passé entre une époque pas si lointaine que ça et la nôtre, pour que l’interprétation des formules de politesse soit aussi salie que ça ? Qui en est responsable ? Les hommes ? Les femmes ? Claire Chazal ? L’Union Européenne ? La saison 4 de Breaking Bad ? Dîtes-nous !</p>
<p>Mesdames, nous sommes dans une ère apocalyptique en ce qui concerne nos interactions sociales et je me dois de lever le poing et demander un cessez-le-feu.</p>
<p>On a encore le droit de vous tenir la porte, sans avoir à reluquer votre fessier de compétition. On a encore le droit de vous dire bonjour sans que vous pensiez qu’il y ait des pensées schizo-pornographiques derrière. On a encore le droit de vous complimenter sur votre dernier trio de make-up Chanel/Sephora/Kiko sans pour autant chercher à rentabiliser ces douces paroles par des récompenses divines. On a encore le droit d’être poli, serviable, courtois sans que l’on soit en mesure d’élaborer des plans machiavéliques et suspicieux.</p>
<p>Alors oui, je le sais, il y a des manières de faire et on peut très certainement valider que certains ont des protocoles frisant le suppositoire. Et qu’il persiste malgré tout des limites : Le couillon qui te tient la porte alors que tu te situes à 800 mètres de lui, ce n’est visiblement pas pour te demander l’heure (ou toute autre chose complètement pétée, ça va de soi).<br />
Le plus intéressant dans ces conventions sociales (appelons-ça comme ça), c’est d’imaginer le processus inverse. Les interprétations seraient complètement renversées. Mettons que la galanterie ne soit plus du tout masculine, imagine un peu le chaudron brûlant d’un homme lorsqu’une femme viendrait à lui tenir la porte, lui souhaiter une magnifique journée ensoleillée avec un sourire Colgate défiant toute concurrence, les cheveux au vent, et avec une putain de jupe qui n'arrête pas de remonter qu'elle a maudit toute la matinée.</p>
<p>Et si j’écris ça aujourd’hui, finalement, c’est pour te secouer très fort et remettre les compteurs à zéro. Ô les hommes, ô les femmes, point n’en est (ce qui ne veut absolument rien dire). Si ça ne marche pas dans un sens, ça marchera peut-être dans un autre. Au lieu de vous adresser de jolis "<em>bonjour Madame"</em> à la machine à café, on essaiera peut-être le "<em>dégage de là idiote</em>" en vous claquant la porte au nez.</p>

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		<title>Apple m’a tuer.</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 15:04:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katoune</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[
<p>Comme cela fait une bien belle éternité que je n'avais pas publié de billets plus ou moins foireux, je reprends un peu du poil de la bête pour toi, jeune délinquant(e). Et je vais ainsi casser d'emblée ta motivation de lecture en te disant que le dit-sujet ne va traiter ni d'Apple, ni de Steve Jobs, ni des processus marketing mis en place par cette société américaine, ni d'Omar, et encore moins de ce que devient CDP. Donc pour faire court : Tu es venu ici pour rien et tu as sûrement des tâches ménagères à faire, alimenter ton chat, des cours à suivre ou bien mes chemises à repasser. Aurevoir.</p>
<p>Pour le reste, je vais d'abord t'expliquer comment l'idée de ce que tu lis m'est venue en tête : Nous sommes un vendredi 30 septembre 2011, il est environ 20h45, mon mobile GSM de la marque Apple IIIème génération estampillée S pour Speed et affichant des caractéristiques tels que p... (Oh puis merde tu as compris) étant posé minutieusement sous mes yeux, et moi-même situé en contre plongée avec un bazooka militaire et les sourcils très très froncés. Et là je me suis dit que je ne pouvais pas laisser passer ça.</p>
<p>Faisons donc un retour arrière d'environ 16h dans le passé. Après une nuit acharnée sur la béta fermée/ouverte/double-fermée/semi-ouverte de Battlefield 3 et ayant peu de sommeil à la fois à mon actif mais encore moins à effectuer, j'ai décidé comme tous les jours de programmer ce <del datetime="2011-10-13T14:54:30+00:00">fils de pute</del> merveilleux réveil intégré à notre joli GSM de la pomme (l'utilisation du mot GSM est volontaire, commence pas à me saouler).<br />
Je te passe les détails de ma nuit aussi courte qu'une virée dans un Space Mountain, sauf qu'au moment de sonner, le réveil en a décidé autrement et s'est dit "nous sommes vendredi, pourquoi ne pas faire quelques entourloupes matinales et lui niquer sa petite journée à ce petit con ?". Il n'a donc pas sonné. Ni à l'heure programmée, ni 1h plus tard. En fait il n'a jamais sonné. Bravo l'artiste.</p>
<p>Et c'est justement ce simple élément, finalement anodin comme jamais, qui déclenche une succession de catastrophes. Réveil précipité, bâclé, petit déjeuner sauté (honte matinale), humeur gâchée pour les 7 mois venir, découverte d'insultes très constructives, espérance de vie diminuée de moitié, un risque maximal de mettre deux chaussettes différentes, chercher ses clés, trouver de nouvelles insultes, trouver encore une fois de nouvelles insultes et enfin affronter La Reine, The Queen : L'autoroute A15 un vendredi en pleine heure de pointe à la fois matinale mais aussi "nocturne" (entre guillemets puisque l'heure de pointe parisienne commence à 17h mon pote). J'ai déjà rédigé mes commentaires sur cette <a href="http://www.reddare.com/?p=27">autoroute du Mal</a>, je ne me répéterais pas. Je m'en sors donc avec une journée pétée, des regards fusillés lancés à tout azimut, cafés moroses, traîner des pieds, faire exprès de faire tomber le GSM, s'excuser avec un doigt d'honneur, assister à des réunions complètement à l'ouest, écrire comme un droitier, souffler, mourir plusieurs fois, postillonner volontairement sur le GSM, ne pas essuyer, trouver de nouvelles insultes, mourir encore.</p>
<p>Et pour que tu visualises le trajet retour, tu prends tout ce que je viens d'écrire, tu rajoutes de la pisse, du crachat, des betteraves, du café sans sucre, des gens, les détritus à l'intérieur de ton clavier, de la peau morte et du Roquefort. Tu mixes le tout, tu avales, tu vomis, tu ravales le vomi, tu re-vomis. Et voilà, ça devrait être assez représentatif des 2h30 de trajet pour faire exactement 32,9 kilomètres, pour qu'en plus je loupe un entraînement crucial et retrouver le frigo totalement vide.</p>
<p>Il est maintenant 20h45, et je suis avec un bazooka militaire en face de mon Global System for Mobile Communications (oui GSMC, j'ai rajouté le "Communications" pour que tu te sentes trahi(e)). J'ai attendu patiemment qu'il s'explique, ça n'est jamais venu. Comme quoi un simple procédé technologique peut changer le cours d'une journée. Si encore j'avais pu rencontrer la femme de ma vie ou que l'on m'offre des chouquettes ...</p>
<p>J'ai dit que je n'en parlerai pas, mais j'ai menti. Quatre jours plus tard, l'iPhone 4S est dévoilé au monde entier. Le lendemain, Steve Jobs décède. Six jours plus tard, mon réveil n'a encore pas sonné.</p>
<p>Apple m'a tuer.</p>

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		<title>Trancher sous le fourreau.</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Sep 2011 17:30:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katoune</dc:creator>
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<p>Créature. Créateur. Création. Je te vois parmi tant d'autres, dissimulé à la seule force de tes mains. Mais je te vois, clairement. On se penche au-dessus des berceaux, on mélange les couleurs de nos pupilles. Parfaite désillusion. Incarnation sensible d'entités paradoxales, on se bascule et on se bouscule. Ah, cette odeur d'anarchie cognitive, on en connaît tous la couleur. Détraqués d'outre-tombe, sous le silence cousu, fait tomber les pièces maîtresses. Qui es-tu ? Inlassablement la même personne. Pris de vertige dans les hautes sphères abyssales, prêt à toucher le fond pour caresser les nuages. Unique, tu l'es. Nausées nauséabondes à la vue de ce qu'il se trame dehors. Et nos caprices, fondés sur les rochers des lions n’excluront que la science et la religion. Noyau atomique, particule atypique de l'Architecte. Créatures, celles qui soufflent dans le noir en ayant le regard rivé dans les limbes. Labyrinthe en chantier progressif, la seule sortie étant celle qu'il ne faut pas choisir. Mais qui est-ce donc ? Que sais-je. On trempe nos mains dans de l'eau de solitude, cherchant à désarmer les fléaux en orbite. Mélodies sur mélodies, chants lyriques à la gloire de nos Pères. Qu'adviendra-t-il de ces lettres ? Que sais-je. Créatures pour créatures, fruit descendu d'une alchimie consistante et chérie. Lâchées à la merci du monde, là où la pitié n'existe dès lors que les Hommes à eux-seuls croquent de pleine dents les délices des déchus.</p>
<p>On scande les mérites de nos actions, mais peu d'oreilles nous sont tendues. Lutte sur lutte, c'est face à la lumière que l'absence du néant se suffit. Soyez donc brillants, les plus anodins reprendront leurs trônes. Poings serrés épousant les notes musicales, mâchoire gonflées comme pour encaisser le Mal. Grande portée que nos voix propagent, infime demeure le réceptacle. Déboussolé, en guise de repère pour qui s'aventure dans les sentiers des vivants. Création divine ou monstruosité diabolique, éparpillée au sein des Hommes, tâchée de scarifier comme bon lui semble. Estampillé à tort sous le feu des canons, personne ne frime face aux murailles à l'odeur de poudre carbonisée. Cachés, dissimulés, camouflés dans des moules sociaux où les règles sont antinomiques. Créateur, quel fût ton plan ? En quête de réponses limpides, piochées à la source pour ainsi éviter les discordances lamentables. Qu'attends-tu ? Réveillé par les gongs des champs de bataille, en harmonie avec les caresses d'une danse calomnieuse. Est-ce peut-être là, sous nos yeux ébahis et éventres, que les saccages moraux ont pris place. Envole-toi et désigne-nous le point culminant de tes attentes, même à travers le brouillard épais et ambulant, nous saurons y faire bon chemin.</p>
<p>Je te vois parmi tant d'autres. Aspiré par les remords et la peur au ventre des bris de glace. Aussi fragiles soient-elles, ces boîtes musicales si chères aux Hommes ne sont que bien trop exposées aux supplices et aux calamités. Créature, n'as-tu pas peur d'y perdre vingt-et-un grammes ? Symbolique, ô combien symbolique. Les rêves d'osmose n'existent que pour te rappeler à quel point la lutte n'est qu'un début. Chérir, partager, protéger, dur d'y voir clair dans les sacres lointains. Battre, combattre, rabattre, débattre, que de grands gestes pour une cause des plus nobles. Affronter vents et marées n'a que peu de sens en soi, mais ajoutez-y un zeste d'espoir, ainsi découper l'océan deviendra un instinct de survie.</p>
<p>Soyez incisif, voilà la finalité.</p>

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		<title>Amour filant.</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Jul 2011 17:52:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katoune</dc:creator>
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<p>Bonjour. Salut.<br />
Typique. Standard. Peut-être pas. Qui est-ce ? Nouveau. Jolie. Joli. Timide. Complexée ? Un peu. Parfois. Le lundi. Tu fais quoi ? Regarde. On rit. Pourquoi ? Parce que. Écoute. C'est drôle. C'est la première fois que. Tu crois ? Toujours. Tu es là ? Souvent. Sourires. Craintive. Rassurant. On ne sait jamais. La roue tourne. Embellir. Sûrement pour moi. Mignon. J'aimerai savoir si. Attention. Doucement. On partage ? Grotesque. Voyou. Tu te couches tard. Entre nous. Mauvais goût. Perspicace. Pouvoir être. Être. Sans façon. Politesse. Il est vraiment tard. Tu fais des fautes. Reste un peu. Volets fermés. Mélodies. Il commence. Elle commence. Ça va ? Comme une couleur. Tu ne me rassures pas. C'est le printemps. A qui le tour ? Crétin. On garde contact ? Incessamment sous peu. Frisson. Elle va me prendre pour un dingue. Toujours là ? Non. Pas comme ça. Sois attentif. Il va me rendre folle. Pas sûre. Plongeon. Respire. Tu as une belle voix. On s'entendra. Réseau. Je ne t'ai pas raconté ? Refus. Refusée. Passé. Futur. Plus-que-présent. Ce n'est qu'un mec. Frigo plein. Temps de merde.</p>
<p>Regard. Regards.<br />
Grande. Il est mince. Jolie bouche. On va où ? Belles jambes. Il fait doux. Belle voix. Par là ? Voyons. Stressée. Je te suis. Regard. Marchons. Sourires. J'ai oublié de fermer la porte de chez moi. Belles lèvres. Attends-moi, tu marches trop vite. Il est quelle heure ? Regards. Elle m'a frôlé la main. Alors ? En pente. Il sent bon. Tu as envie de quoi ? Toi. Comme des saisons. Il pense quoi ? J'entends mon coeur. Ah bon, toi aussi ? Sans façon. Tiens, regarde. J'ai vraiment fermé ? Épaule contre épaule. J'écoute le tien. Peut-être. Sans raison. Peur. Odeur de chouquettes. Il m'a vu entrain de le regarder ? Assieds-toi. Ses mains. Fier. Fière. Touche-moi. Après. Talons de merde. Il n'est pas si beau que ça sous cette lumière. Courage. Elle a des yeux fantastiques. Calmement. Séduire. Elle pense quoi ? De quoi parlais-tu ? Ça me gratte. En fait si, il est vraiment beau. Je suis bien ici. Je suis bien ici. Ça passe vite. Répète ça tu vas voir ! Regards. Belles jambes, vraiment. Regard. C'est peut-être elle ? Alors lui. Escarpins je t'aime moi non plus. Épaule contre épaule. Allons. Galant. Provocation. Le premier qui gagne a gagné. Pardon ? Débile. Il est là. Ça viendra ? Ainsi. Partage. Je la veux. Je le veux. Gravure.</p>
<p>Envie. Envie.<br />
Blocage ? Coton. Lèvres. Lèvres. Atmosphère. Éradication de question. Lance-toi. Langue. Langue. C'est son souffle. Putain je bats vite. Supérieure. Salive. Tu y es. Respiration accentuée. Toucher. Courbes. Envie. Son parfum. Continuer. Tais-toi. L'envie. Dos au mur. Je la veux. Lui. Peut-être que ? Retire ça. Elle. Toucher. Se contenir. Et si seulement ? Pas maintenant. Regarde-la. Toucher. Son torse. Craquer. Dégrafer. Offrir. Donner. Descendre. Prendre. C'est ce qu'il veut. Respiration. Je le veux. Je la prends. Il trouve ça bon. Donne-lui. Entièrement ? Sucreries. C'est pareil. Caresses. Textures de peau. Excitation. Montée. Ses fesses. Contact. Bouchées successives. Déconnexion totale de la réalité. Ses doigts. Compte à rebours. C'est réciproque. Ils sont là. Lèvres inférieures. Langue. Passion. C'est cette nuit-là. Gémissements. Marché aux fruits. Douces sonorités. Gonfler. Premières sueurs. Continue, tu es bon. C'est la tienne. Touche-moi. Ça suffit. Pause. Prends-moi. Délit. Elle. Parois humidifiées. Elle la sent. Terrible. Consentante. Vrai. Tu aimes ? Concrètement. Sur les genoux. Regards. Tout est là. Cambrure. Qu'est-ce ? La vie. Le fleuve.<br />
Volume augmenté. Claquements. Mélodies sensuelles. Charmée. Croyons-y. Plutôt mourir que de lâcher ses hanches. Sur le champ. J'aime. Je suis à lui. Cheveux lissés. Elle est à moi. Cheveux prisés. Chevauchement. Prestation théâtrale. Gémissements partagés. Limites ? A condition. Oser. Détruire. Défoncer. Cris. Parce que. C'est ça. Complètement. Hurler. Agripper. Souffrir. Pleurer. Continue. C'est par là. Où suis-je ? Vas-y. Fais. Délivre-toi. Nous y sommes. Merci.<br />
J'implose. Elle explose. Il est divin. Je suis décomposée. Il m'a eu. Elle est divine. Fermer la vue. Mordre ses lèvres. Je t'en prie. Croire. Il est beau, ce con. Empoigner. Vivre.</p>
<p>Peut-être. Peut-être pas.<br />
J'ai fait les courses. Subjectif. On a bien fait, à l'époque ? Cursus. C'est qui elle ? Balivernes. Beaucoup moins timide. Pourquoi fais-tu ça comme ça ? Chemin. Tu l'as ? Les trois quarts. Il a changé. C'était quand ? Quelques chapitres. Il te veux quoi lui ? Allons, allons. Brusque. Point d'interrogation. Elle n'en veut plus. Tu attends quoi ? C'est caché. Silence. Sourcils rabattus. Incompréhension. Ne crie pas, ce n'est pas pour nous. Que te faut-il de plus ? Des gâteaux. Résonance. Devenir. Rester. Tu n'es plus le même. On essaie ? Pot de fleurs. Gorge nouée. Pauvre con. Je n'y suis pour rien. Traverser. Affronter. Poings fermés. Gestuelles. Elle crie plutôt fort. Défensive. Répartie minuscule. Jalousie. Haine universelle déversée. Conflit. Erreur ? En surface. Elle a changé. Qui peut nous battre ? Il faut nettoyer. Pourquoi ce n'est plus comme avant ? Foutaises ? Cellule psychologique. Tu y as cru ? Quiconque. Va-t-en ! Destruction intempestive. Moi aussi. Sombre conne. Parfois c'est comme si. La dernière fois ? Pense-tu. Baisse d'un ton. Alors, on signe ça comme ça ? Pas qu'un peu. On saigne ? En rouge, à la tête. On s'aime ? Un jour, peut-être.</p>

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		<title>Regarde-moi, je te regarde.</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jul 2011 15:34:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katoune</dc:creator>
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<p>C'est ce que je dis, du moins j'essaie. C'est ce que je fais, agiter les bras en disant "oh hé attention par là, c'est dangereux".<br />
Tu sais bien, on essaie d'être au mieux. On applique les règles du jeu. On essaie tant bien que mal de se hisser dans des conventions universelles. Tu sais ce que c'est n'est-ce pas ? Je me retrouve à te parler comme si tu en savais plus que moi. Si c'était le cas, tu ne t'en rendrais même pas compte, pauvre de toi. Au moins tu m'écoutes.<br />
Et puis, ils sortent d'où ces gens-là, tu sais, ceux qui bravent les lois en souriant, sautant à cloche-pied d'une manière si stupide et cassant les châteaux de sable que l'on galère à bâtir. Ils sortent d'où ? Dis le moi, parle-moi au moins. Moi je suis là, à faire fonctionner les rouages et toute la mécanique. Je suis à mon poste comme convenu, et tu en as qui sautent et jonglent avec les clés qu'on leur donne. Il arrive même qu'on les acclame pour ça. Honteux.<br />
Le plus difficile c'est de comprendre et de faire comprendre. On est là à faire les illuminés, à débiter des slogans de misère et mis en scène. Arriverais-tu seulement, toi, à comprendre cette espèce de brindille fondamentale pour laquelle tout prendrait sens ? Évidemment que non. Je ne sais même plus pourquoi je te parle. Mais regarde bien autour de nous, observe un peu.<br />
Tu crois qu'il existe un moyen, un espoir ? Enfin je ne sais pas moi, quelque chose qui brutaliserait leur putain de cœur à coups de décharges électriques pour qu'ils se disent : "Ah ouais, on a été un peu trop loin. Il faut que l'on se reprenne".<br />
C'est dingue. Je suis essoufflé par moment. Ils sont comme une bande de petits cons. Ils vadrouillent comme des voyous ici et là. J'ai beau lâcher des mises en garde, mais ça ne marche pas. Pourtant c'est flagrant comme jamais qu'il se fout de sa gueule, qu'elle va encore ramper, se trainer en insultant les hommes et croquer dans les cailloux en ayant une haine exponentielle. Moi je voulais juste lever le petit doigt pour lui dire qu'elle va se manger une mine. Mais finalement non, à quoi bon. J'ai déjà essayé de leur faire épeler des mots comme ciel, courage, émotion, feutre, culotte, respect, valeur, melon, cul, vertu, sagesse ou encore espoir. Que dal, encore. Ça ne prend pas forme.<br />
Tu ne dis rien, mais tu n'en penses pas moins. On fait quoi dans tout ça ? On se bat ou bien on abandonne ? Qui fait quoi ? Qui veut quoi ?<br />
On ne s'entend pas tellement toi et moi. Je n'arrive pas vraiment à suivre ta manière de procéder, d'expliquer ou même de nous emmerder au plus haut point. Je ne vois pas. Et pourtant tu continues de te morfondre dans ton mutisme accru. Ce n'est pas assez pour toi ? Que te faut-il de plus ? Regarde les, bordel. Regarde les, chacun d'eux, un par un. Regarde comme ils sont misérables et affreux. Regarde à quel point il est gerbant de leur tendre la main, ils te la boufferaient sans aucune pitié. Et nous, on est là à rattacher des ficelles pour les sauver. Toi et moi nous ne voyons pas les mêmes choses, mais nous nous battons pour la même cause.</p>
<p>Dis quelque chose, n'importe quoi. Insensible que tu fais, tu crois pouvoir maîtriser l'indifférence. Nous sommes deux, il y a bien une solution à tout ça. Peut-être qu'ils t'écouteront, toi.<br />
Moi j'ai assez donné, je n'ai plus rien dans les poches. Je n'ai plus rien parce que je ne suis qu'un petit con. J'ai loupé une ou deux marches avant de me rendre ici. Business de merde que bien des personnes ont développé. Un marché bidon régi par du trafic de points rouges ou verts : "Je ne donne que si tu donnes et je ne reçois que si tu donnes sans que je n'ai à donner". J'ai vraiment loupé le coche. Poches vides, pas un seul bruit. Et tu en es témoin, il y en a qui crachent dessus. Tu l'as bien vu, et tu l'as même senti.<br />
Et puis de toute manière tu n'as pas à te plaindre, je le fais déjà bien assez pour toi. C'est quand même par ta faute si on nous a mis sur la touche. Tu n'as pas su nous faire passer le cap, la page, le tournant ou je ne sais quelle prophétie divinatoire sortie du Mékong.<br />
Et on est là, enfin JE suis là, à tenter de résoudre et répondre à nos murailles. Parce qu'il nous ronge, tu sais ça ? Il va nous dévorer en moins de quatre bouchées si on ne bouge pas vite d'ici. Alors ? Quel est ton plan ? On attend ? On attaque ? Répugnant. Tu es répugnant. Souhaites-tu réellement que tout s'évapore comme une étincelle de feu ? Comme ça, sans rien dire de plus ? Tais-toi, infâme. Ils ont fait quoi eux ? Qu'ont-ils fait pour mériter leurs titres et cette liberté de cogner comme des malpropres ? Jamais je n'irais les voir, je ne veux même pas les écouter. C'est à toi de réparer ça. Avec ta fausse gueule de vaillant, tu amuseras au moins la galerie.</p>
<p>J'ai pitié de toi au final. Toi et tes illuminations de grand chef totalement répulsives. On a encore de quoi faire pour lutter contre eux, ces crétins. Mais toi tu attends, comme ça, que le déluge de coupable s'abatte sur nous.</p>
<p>Bien. Qu'il en soit ainsi.</p>
<p>Tu as bien fait de mettre ce miroir entre nous. De là où je suis, tu es vraiment ignoble quand je te regarde.</p>

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		<title>La force d’un homme.</title>
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		<pubDate>Thu, 26 May 2011 14:31:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katoune</dc:creator>
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<p>Standardisée. Mécanique. Totalement aliénée par des subterfuges toujours plus bidouillés les uns des autres. La force d'un homme. Dix personnes autour d'une table, dix réponses différentes. Le onzième observe, dépité.<br />
A quoi cela peut-il bien rimer dans un contexte où chacun se fabrique sa propre définition, s'en persuade pour enfin mener une croisade dans le but de la faire valoriser ? Et s'ensuit une multitude de drapeaux hissés, mais personne n'est foutu d'en expliquer ni les formes, ni les couleurs.<br />
Guerre étonnant lorsqu'il suffit de gratter un minimum pour se rendre compte que ça pue lamentablement.<br />
Et quand bien même cela puisse être craché, il n'en faut que peu.</p>
<p>Cet homme fort, beau et délicieux. Cette petite pute de poupée à la merci du consensus visuel établi. A la recherche désespérée d'un podium de célébrité. Tractant à la chaîne des kilos de calots afin de coller à des idéaux mitos. Une force qui se mesure à la largeur du frigo, une belle armoire de cachets laxatifs où tout est flasque à souhait. Les centimètres du bras ne permettent pas d'évaluer la force d'un homme, petit con. L'autosatisfaction d'un reflet de miroir omniprésent, trahissant un égo surdimensionné. On appelle ça "briller en société". Quel terme de merde. On assiste à une armée de colosses sur-gonflés, manipulé avec dextérité en criant comme des animaux. Des animaux entrainés à tuer pères et mères pour finalement conserver un diamant de boue.</p>
<p>La force d'un homme n'est pas la lumière qu'il dégage mais le spectre qui en est la source.</p>
<p>Cet homme fort, désiré et désirant. Dérisoire jusqu'à se prostituer l'esprit. Ce traqueur à la bave fontaine qui organise des battues fermes de femelles. Une force misérable qui s'illustrerait sur des tableaux de chasse visqueux. Une aubaine à Aubade qui ferait crier les loups, il est si faible cet idiot. Une fierté dégoulinante qui se dresse à la moindre secousse. La démonstration du trophée se manifeste avec une ablation totale de respect ayant la nette impression d'assister à du troc de morceaux humains. Nouveau modèle social à la bite pensante, placardé avec des codes d'honneur que personne ne respecte. Une force rattachée à deux boules de glaces aussi répugnantes qu'un coulis de chiasse. Ce que cet homme appelle force, c'est fatalement ce qui lui permet de conjuguer les fabulations, d'embrasser vigoureusement les violences et de baiser l'infidélité avec Parcimonie. Cet homme est empoisonné, prisonnier d'un fléau chaotique. Et il veut qu'on l'applaudisse, croyant détenir le sacré coeur.</p>
<p>La force d'un homme n'est pas de chérir plusieurs étoiles mais de faire briller celle qui n'existe pas.</p>
<p>Cet homme fort, riche et puissant. Cet homme pour qui le Graal n'inspire qu'une délicieuse saveur financière. Plongé dans des boîtes magiques où un brin matérialiste occupe le trône. La corruption n'a pas meilleure place au sein de cet homme. Fort de dégainer des chéquiers en titane, il investit dans des côtes sentimentales. Plié sur des échelles hiérarchisées qui dès le second pilier, voici qu'il injure. Injuste diront les pauvres, mais l'injustice n'aime pas les valeurs. Cet homme se proclame au pouvoir dès lors que les billets flottent, à en oublier peut-être que l'inflation se diagnostique très bien chez les vendus. Une force dépendante d'une inlassable fluctuation, tirée par des ficelles qui ne lui appartiennent même pas. Cet homme a un tout qui ne vaut rien.</p>
<p>La force d'un homme n'est pas une piètre mesure mais une profonde valeur.</p>
<p>L'horreur est humaine.<br />
Lointaine est l'erreur.</p>
<p>Il ne lui sera rendu grâce qu'au moment où lavé de ses brûlures, ses ailes seront sa force.</p>
<p>La force d'un homme est de devenir homme.</p>

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		<title>À vous, bande de cons.</title>
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		<pubDate>Wed, 04 May 2011 14:02:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katoune</dc:creator>
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<p>    Une sorte de buffet royal. Organisé au pli de serviette près. Méticuleux, logique et ordonné. Une ambiance décontractée, non loin bruyante. Des rires, parfois accentués, des exclamations, des moqueries, des ragots, des confessions. Bien au milieu des bruits de verres à vins s'entrechoquant, les convives se sentent chez eux. Une table imposante, spacieuse, aménagée à la perfection. Des places attitrées de manière minutieuse, presque calculées et bien souvent discutées. Autour de cette table se tient l'image du monde, l'image de différents protagonistes qui ornent un quotidien dénaturé ô combien puant de vraies fausses vérités. Une quatorzaine de personnes, ici et là, sujets de toutes les complexités foireuses au possible. On ne peut pas spécialement les décrire, ils n'ont pas de corpulence ni de taille et encore moins de couleurs de peau. Ils sont sacrément moches puisqu'ils n'ont ni chair ni physionomie. Ça braille et ça postillonne de partout, ça crache dans les assiettes et ça joue avec les couverts. Un spectacle dérisoire à souhait, mais la partie introductive a au moins le mérite d'être actée.</p>
<p>Et puis comme il y a peu de chance que je me retrouve face à mon monde, je lève mon verre.</p>
<p>A vous, pauvres mendiants de valeurs universelles. A vous, autres voleurs ambulants de principes originels.<br />
Que ce bras levé soit symbolique d'une armada désœuvrée. A vous, convives conventionnels.</p>
<p>Vous qui noyez vos espoirs dans des quêtes successives de connaissances, vous en oubliez de croire aux êtres de reconnaissance. A parfaire votre image en société, stricte nécessité pour s'imparfaire avec l'âge. Point de solution écrémée pour boucher ces rides désenchantantes, à force de chier des litres de châtiment, le cachet insipide devient vite désobligeant.<br />
De pêle-mêle avec les mots, les ragots auront votre peau.<br />
Hautain pour hautaine, vous vous dîtes je t'aime pour porter la haine. Multi-masques, qui peut te battre ? Vous vous dorez le museau pour mieux glisser des coups de pattes. Petit monde, joli petit monde, sur le papier nous sommes frères et sœurs, mais la réalité fait que nous sommes guerre avant d'être pleurs.<br />
Chair et cœur que vous partagez comme du bétail au tour à tour, encore heureux que le trafic d'âme n'est pas au goût du jour.<br />
Et que sais-je encore de ces vestons qui se retournent sans cesse, exhibant des coutures traitresses par quarantaine. Des images de brutes épaisses chopées à l'hameçon rouge, fières d'être de la pâture pour hyènes.<br />
Ingrats que vous êtes, l'exigence et le mépris sont floraison pendant que les braves s'exilent de leurs maisons d'honneur.<br />
Et que vos regards vides en soient témoins, écarter les paupières ne signifie pas avoir les yeux ouverts.</p>
<p>Grand plongeon dans les bassins de la généralité, à reculons en réalisant des dessins de mômes pourris pâtés.<br />
Toi là-bas avec ta fourchette entre les dents, tu te dis sûrement que pour ta tête c'est différent alors que tu as plus d'une chatte sous ta couette.<br />
Finalement peu de tenue dans cette putain de jungle, et encore moins autour de cette putain de table.<br />
À croire qu'on préconisera bientôt le gilet par balle à la place du cordon ombilical.</p>
<p>Mais je ne voudrais sûrement pas vous offusquer. Et puis j'ai mal au bras droit.<br />
Alors je lève mon verre aujourd'hui en votre honneur, à notre éternelle rivalité, à nos dégouts respectifs, à nos consensus décousus, notre hypocrisie accrue, nos valeurs antinomiques et notre amour vomitif. Que nos chemins soient las de se côtoyer.</p>
<p>À vous, bande de cons.</p>

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		<title>In Spiritum.</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Mar 2011 11:13:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katoune</dc:creator>
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<p>Inspiration.</p>
<p>A bout de souffle, ou peut-être pas totalement. Ce n'est qu'une capsule de plus à balancer de manière sereine, par-dessus l'épaule, comme dans les films. Ce dont il faut faire gaffe, c'est le laps de temps qu'il est nécessaire de prendre pour en mettre une neuve. Il faut juste s'éteindre les yeux, inspirer, et se déchiqueter les boyaux. Rien de bien transcendant. Même pas un peu. Prologue long et douloureux pimenté d'un bâtard final grandiose à base de cris, pleurs et poings serrés. Premières maîtrises d'inspiration qui se transforment en matières promises d'inspiration. Caresses silencieuses de la nature se déposant délicatement sur les secousses cardiaques en parfaite synchronisation. Cette espèce d'ouverture à grande échelle où les pièces du puzzle sont des pièces de puzzle.</p>
<p>Inspiration. Gouffre éternel où se côtoient des antipodes à perte de vue. Bordel organisé, structuré. Bordel imbriqué dans un autre bordel, désordonné, foireux.<br />
 Mélange soudain de délicates gouttes en vadrouille. Percutant à souhait. Décharge électrique apaisante. Souffle inflammable s'imprégnant dans la cervelle, comme pour délivrer un message subliminal interne. Douces péripéties sillonnant le tracé céleste des âmes.</p>
<p>Cette percussion porte une émotion. Un frisson dantesque décuplant la capacité même de concevoir ces petites cases à la con, celles qui renferment les plus grandes œuvres de ce monde. Délivrance universelle et absolue, c'est l'embarcation de toute une puissance prête à se déverser au travers des entrailles perdues, dans le but de faire éclater ces foutues poches de lumière. En fait, ça pourrait s'apparenter à une belle droite décochée dans la mâchoire, sans douleur, le temps de cligner des yeux. Assez long pour s'en souvenir, assez court pour se demander d'où cela peut venir. Un instant minable qui redéfinit sans aucune pitié les codes et les couleurs. Et parfois même, la poussée est si violente qu'elle nous oblige à réécrire les fondamentaux.</p>
<p>Inspiration. Bien des maux pour quelque chose qui, au final, pourrait se positionner sur un trône. Une évidence, un prérequis, une clé secrète. Quelque chose a t'il déjà été mené sans inspiration ? Sûrement pas.</p>
<p>On déboule dans cette sphère avec zéro point. Il y a comme une sélection naturelle qui se met progressivement en place, permettant de trier et de qualifier instinctivement  les éléments que l'on se prend dans la tronche à mesure que l'on progresse. Et c'est cette progression, un véritable foutoir de conséquences emmêlées, qui se présente comme une gigantesque peinture récapitulative de tout ça. Le genre de truc que tu regardes des heures durant, mais qui ne ressemble à rien. Puis de toute manière tu t'en tapes. <br />
 La magnificence de cette particule, c'est sa capacité à être la plus imparfaite possible tout en dégageant des énergies colossales. Une pichenette insouciante et la mer se taille en deux.</p>
<p>L'inspiration. C'est le berceau qui réconforte les actes et les pensées. Un compartiment paisible et chaleureux à l'abri des balles. Une sorte de bulle. Elle se doit d'éclater au grand jour en temps voulu, mais il faut s'y atteler avec soin. Un travail exigeant une précision chirurgicale et un souffle de sage. De ces éléments, une petite aiguille fera l'affaire, comme pour marquer le coup. Une petite aiguille qui perce un berceau, comme ça. Que toutes nos poussières scintillantes puissent enfin s'envoler. Pour qu'au final, l'inspiration prenne de son sens.</p>
<p>Maintenant que c'est libéré, on peut se mettre au travail.</p>
<p>Il y a ceux qui sont inspirés et ceux qui inspirent.<br />
 Il y a ceux qui se tatouent la peau et ceux qui tatouent les esprits.</p>

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