Chez moi, la nuit c’est le grand huit.
[...] Maintenant ce qui est bien avec l'iPhone, c'est le nombre incalculable d'application Alakon© que tu peux installer. Mais elles ne sont pas toutes aussi flinguées que ça.
Prenons par exemple cette dernière sur laquelle j'ai mis la main récemment, répondant au doux nom de : Sleep Cycle.
Bon. Pas besoin d'avoir tapé dans les études supérieures en histoire et culture de la langue d'Outre Manche/Atlantique pour savoir de quoi il s'agit. Mais pour les allergiques, il s'agit de s'intéresser à ses cycles de sommeil. Si jamais tu te demandes ce que c'est cette connerie, je te conseille de t'intéresser un peu à ta vie et son fonctionnement. Mince quoi.
Une fois passée l'étape prise de connaissance, elle sert à quoi cette appli ? Eh bien grâce à l'accéléromètre de l'iPhone, et après une période de calibrages sur deux nuits, elle va pouvoir mesurer les cycles de sommeil et balancer un réveil pour te réveiller "au bon moment". Le top quoi.
Et du coup ce qu'on appelle le "bon moment" c'est la période où t'es censé revenir à un état de sommeil léger. Donc concrètement, comment est-ce que ça fonctionne ?
Eh bien justement après avoir calibré tout ce bordel, et après avoir programmé une alarme pour le réveil, l'application se charge, sur une plage de 30 minutes, d'enclencher le réveil dès qu'on arrive en sommeil léger, là où il est bon de se réveiller quoi. Et ça marche !
Tellement que plusieurs nuits passées, tu ne te fais plus entuber. Parce qu'après avoir pris un rythme de sommeil, tu te rends compte que ton réveil sonne après que tu sois réveillé. Du style "Hé ho t'es réveillé, mais réveille toi encore un peu plus". Tu sais le fameux moment où tu reprends conscience, et qu'en temps normal au bout de 3 demis centièmes de seconde tu te rendors net, en exigeant 5 minutes de plus. Donc finalement, ce réveil du réveil, il n'est pas si nul que ça.
Nan parce que je t'explique, maintenant que j'ai compris le système et que j'ai surtout compris que ça marchait, le matin au réveil c'est du "Oh mais oui ! Mais c'est ça ! Je suis absolument réveillé et tu sonnes, c'est vraiment magique ! Oh oui !", et là je fais un gros câlin/bisou à l'iPhone et la journée démarre en bisounours. Bon évidemment ce n'est pas aussi féerique que ça, mais ça a du bon. Et en prime, l'application dresse un graphique de la nuit, retraçant les différents cycles de sommeil dans la nuit passée (et avec historique).
Oui parce que l'iPhone il faut aussi savoir le placer dans ton lit. Et là c'est caca. Parce qu'il faut le positionner de manière à ce que ça puisse enregistrer le moindre mouvement utile. Donc ne cherche pas à le foutre sur ton ventre, ni dans tes mains, ni dans l'orifice (buccale) de ton chat. Le mieux c'est le coin du lit mais je vous laisse trouver les stratégies pour l'empêcher de tomber.
Cette application, vous l'aurez compris (mais si), ne marche évidemment qu'en étant seul. Pas la peine de tester avec ton mec ou ta femme à côté, pas la peine de taper les parties de Cluedo Adulte Edition, et encore moins avec ton chat. Parce que quitte à avoir un graph foireux, autant ne pas le faire (ou alors si t'es tenté de mesurer le Sleep Cycle de ton chat, c'est aussi un choix de vie que je respecte).
Et pour les plus maniacos des ondes destructrices de l'Humanité, il est toujours possible d'activer le mode Air France.
Et c'est donc grâce à cette fabuleuse application que j'ai découvert que, fatalement : Mes nuits sont vraiment de la merde. Mes cycles de sommeil sont une énigme, quand je vois mon graph j'ai l'impression que je me suis éclaté toute la nuit à faire du trampoline comme un gamin, et en ayant pu voir des graph de gens normaux, je me suis dit que j'étais complètement HS en terme de cycle.
Mon combat dans la vie, maintenant, c'est de dormir comme les gens normaux.
Pour ceux que ça intéresse, l'application en question : http://itunes.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewSoftware?id=320606217
Au niveau du prix c'est 0,79€ pour ne pas dire 80 centimes. C'est l'équivalent d'une nugget et demie chez McDonald's.
Et en prime je vous laisse la best night ever des 12 nuits réalisées :

Oui, celle-ci particulièrement, c'était vraiment une nuit de merde.
Les soldes, c’est bien mais juste un peu.
[...]J'étais parti pour taper une illustre apologie de mes soldes pour ce début d'année 2010, mais étant donnée la pléthore de connerie à débiter, je vais m'abstenir. Non ce que je vais faire en fait, c'est partager deux phénomènes (oui deux, gratos). Ceux ci sont sensiblement sur le même niveau d'eau, à savoir "Quel comportement adopter quand t'es pas du tout en situation physique appropriée ?".
Et histoire de retracer le contexte, nous sommes en 2ème semaine des soldes, donc 2ème démarque. Arrivé à ce moment là, il faut quand même souligner que si tu tapes pas dans les 190kg et le mètre 98, t'as quasiment aucune chance de trouver quelque chose. Oui c'est ça, tu peux rester chez toi. Donc en fait on peut très bien résumer les soldes de cette manière : 1ère semaine = OpenBar, 2ème semaine et + = Discrimination vestimentaire.
Trêve de "Wut u're talkin 'but", passons tout de suite à la première sournoiserie : La chute en public.
Nous avons eu la chance inouïe (on ne pouvait pas rêver mieux) d'assister au genre de chute que tu peux savourer pépère. Et quoi de mieux que de réaliser ce spectacle devant l'entrée bien blindax d'une grande marque ? C'est le pied. Oui c'est le cas de le dire.
Malheureusement, même avec des mots, je ne pourrais pas re-transcrire toute l'énergie que cette chute a dégagé, mais croyez moi, c'est du bien beau. Mais pour qu'on se comprenne bien tous ensemble, je vais tenter une présentation de la dite chute :
Tu démarches telle un guépard assoiffé de réductions tarifaires, aujourd'hui tu as décidé de chausser des fashion boots. Mais pas de la merde non, des fashion boots avec un revêtement de semelle tellement pourri, que tu peux très bien partir en au ski, à la plage, manger des tortillas ou encore repasser le linge . Et évidemment avec la pluie, ça ne pardonne pas, oh non. Tu décides d'emprunter ce grand hall d'entrée, alimenté par un flux assez monstrueux d'entrée/sortie (puis de tout manière tu n'as même pas le choix). Et arrivée au niveau crucial du magasin (donc à la vue de tous : Vigiles, client(e)s voulant entrer, d'autres qui souhaitent sortir, curieux, touristes, photographes, le ciel et le Mcdo), tu sens ta jambe droite partir de manière complètement involontaire. Celle ci fauche évidemment ta jambe gauche, et tu sens ta côte droite se fracasser sur la seule partie du magasin en béton armé. D'instinct, avant même que le choc se fasse, tu décides de secouer un peu les jambes pour reprendre appui. Et là c'est l'erreur. Profitant d'une position déjà bien farfelue, tu tentes de relever ton corps, mais c'est doublement pénalisé. C'est à ce moment précis que la chute porte amplement son sens, puisque c'est la totalité de ton corps qui copule avec le sol, encore.
Spectateurs de cette acrobatie assez rare, nous avons été triplement surpris pour la suite. A chacun de réagir à sa manière, mais disons que la sienne fût particulièrement originale. Après une double chute quadro spéléo carpé, mademoiselle n'a pas daigné répondre aux attentions des passagers sur son état psychologique physique. Elle s'est levée d'une manière totalement normale, et a porté son corps rectiligne dans les rayons sans même se retourner, jusqu'à se dissiper sans jamais la revoir.
Ca c'est le moment de solitude total qui ne dure que 3 minutes. Tu as le souvenir de t'être vautrée, mais alors ce qui a suivi, c'est le blackout. Tu ne diriges pas ton corps, c'est lui qui te porte. Tu ne sais aucunement le parcours de ta fuite, ni même les rayons empruntés. Tu ne te rappelles d'aucun visage, ni des superbes tuniques croisées. Eventuellement tu as zappé ton prénom et ce que tu venais foutre ici, mais tu reprends peu à peu tes esprits.
D'autres auraient rigolé, pleuré, se seraient énervés, ou auraient craché sur les boots, mais elle non. Elle a réussit à se self contrôler. Digne, forte, aucun regard, bouche cousue, limite une fuite scriptée avec applause d'happy ending. Mes respects. Mais pour boucler : "Change de boots, toute manière en violette elles sont moches".
Deuxième phénomène maintenant. Même contexte, sauf que cette fois je rajoute un élément perturbateur : Ma tenue vestimentaire. Je vais éviter les arguments et le procès verbal, mais disons que ce n'était pas super raffiné. Mais l'erreur de la journée aura été de franchir le seuil de la boutique Burberry (rue de Rennes, Paris) avec une classe complètement médiévale à leurs yeux. Déjà ne serait-ce qu'en rentrant : C'est avec un regard criminel qu'on m'accueille chaleureusement dans l'enceinte. Soit. Mais moi aussi j'ai le droit de acheter voir. Et en totale contradiction avec le brouhaha des rues Parisiennes, ici c'est le calme absolu. Un silence de mort. Personne ne sourit, personne ne parle. Chut, on observe et on achète. Je me dirige vers l'univers New Collection, pas du tout soldé, donc encore moins accessible à ma personne (il ne me lâche pas du regard l'autre).
Et disons, à peine 20 secondes plus tard, un gentil jeune homme daigne se pointer pour nous esquisser un sourire de trou du cul et nous assommer d'un "Excusez-moi, souhaiteriez-vous de plus amples renseignements ?". Bon. On ne me l'a fait pas à moi celle-là, toi aussi t'as très bien compris n'est-ce pas ? En terme de traduction en catégorie sociale équivalente, ça donne un truc du style : "Heu ...Je ne pense pas que vous soyez en mesure de pénétrer dans ces lieux et vous faire saigner les yeux en arborant nos derniers prix. En voyant un peu la dégaine, puis-je vous conseiller de quitter les lieux right now ? Vous polluez visuellement notre clientèle." Ce à quoi j'ai répondu "Ca ira, merci." Réponse qui, évidemment, s'est fait entendre de tout le monde vu le calme morbide qui règne à l'intérieur. Bon et puis comme l'autre n'arrêtait pas de me violer des yeux, j'ai quand même cessé ma visite. Ma dernière image de la boutique restant une dame d'un certain âge, asiatique, cheveux grisâtres flous, lunettes de soleil panorama IMAX, ton hautain et gestes de drogués. Ca devait sûrement être la gérante. Et quitte à partir en looser, j'ai regretté de ne pas avoir clamé : "Hé cousine ! Le style c'est l'âme de la mode. Et une mode sans âme, c'est un style corrompu." Na.
Manquait plus que je me viande avec des boots et c'était la gloire.
Mon meilleur ami, il s’appelle Nuage.
Je ne pourrais pas vous dire comment c'est arrivé. On aurait même dit que j'avais ça au fond de moi. A chaque fois que j'y pensais, et d'avantage quand j'y étais exposé, je sentais mes pieds décoller. J'en avais toujours l'occasion, c'est ainsi que je regardais le ciel. J'avais même pour habitude d'avoir la tête complètement bloquée à force de l'admirer. Ils étaient présents dans les journées les plus longues, les plus chaudes et les plus douces. Ma mère appelait ça l'été, ou bien la saison des cieux. Je trouvais que ça ne durait pas assez longtemps d'ailleurs. Quand j'avais froid et qu'il faisait vite nuit, ils se cachaient, comme s'ils avaient une frousse pas possible dans le noir. Je n'aime pas le froid de toute manière. Chaque année, j'attends la bonne période pour les voir à nouveau, bien perchés, et retrouver ce que le monde considérait comme nuages.
J'ai juré qu'un jour j'arriverais à aller là-haut. Pour le moment je n'ai que 9 ans, les petits garçons comme moi ont de trop petits pieds pour marcher sur les nuages. Je n'aurais pas à attendre trop longtemps, j'arrive très bien à rentrer dans les chaussures de mon père.
A chaque fois que je les vois, c'est avec mes yeux que je les caresse. Je sens leurs formes, je scrute leurs moindres détails. Et pour moi, ils sont au plus beau lorsque le soleil se couche. La lueur intensive et la couleur rosée/orangée illuminent et tracent les contours de manière magique. Oh oui, c'est comme ça qu'ils sont les plus beaux. Et un jour je serais sur l'un d'eux, assis confortablement, et je regarderais le monde avec des yeux tout brillant. On m'a demandé si c'était mon rêve, j'ai dit que oui. Mon rêve c'est de m'envoler, de courir sur les nuages, flotter dedans et admirer le monde sous mes yeux. Peut-être même que j'en rencontrerais d'autres des garçons comme moi là-haut, j'aimerais bien.
Je pourrais rester des journées entières comme ça, à les contempler. Quand je ferme les yeux, j'y suis déjà. Je suis ailleurs, et j'ai l'impression que rien n'est comparable à ce que je ressens dans ces moments là. C'est comme si le monde souriait, que tout était doux, paisible, rassurant. Et moi je rigole là-haut, je me sens bien.
Des fois je m'imagine même faire le gardien des Hommes. Au moins là-haut je pourrais voir quand ça ne va pas, parce qu'ici bas, les maisons sont trop grandes pour voir à travers. Parfois ça m'endort en un rien de temps. Je sens le soleil sur mon visage, comme des caresses apaisantes. Et je me sens si bien...
Quand j'ouvre les yeux à nouveau, j'ai l'impression que des larmes avaient coulé sur mon visage, mais ça ne peut pas être ça, non. Je ne pleure pas, moi. Et puis de toute manière, mon père m'a dit que j'étais quelqu'un de fort. Mes bras ressemblent à des bâtonnets de sucette mais il m'a dit que c'est dans le coeur, que tout se fait. Alors mon coeur doit être vraiment musclé, c'est pour ça que je l'entends battre.
Et puis quand la saison s'efface, les nuages aussi. Ca me rend vraiment triste de ne plus les voir, de ne plus être avec eux. Et puis il fait froid, encore. Alors une nuit, je me suis décidé. Dès qu'ils reviendront, j'irais enfin les voir, vraiment, pour de vrai. Oui mais comment ? Ils sont vraiment loin, il n'y a que les grands oiseaux qui peuvent y parvenir. Je n'ai encore jamais vu quelqu'un avec des ailes, mais je sais que ça existe. Ma mère en a, et elle y va tout le temps. Elle dit que je ne suis pas assez grand pour faire le voyage, mais moi je suis prêt. Le jour où j'y serais, je me débrouillerai pour y être avant elle, ça lui fera une belle surprise ça.
En attendant que tout ça arrive, je me suis fabriqué mes ailes. Ce n'est pas bien compliqué en plus, je ne comprends pas pourquoi tout le monde ne s'en fabrique pas. C'est tellement beau là-haut. Ca ne m'a pris que quelques jours. J'en ferais pour mes amis, et même pour mon père.
Le plus dur allait de devoir supporter la trop longue période sombre et glaciale. Les remplaçants sont de monstrueuses tâches grises flouées. Je sais qu'ils tentent d'imiter les grands, les beaux, mais ils n'y arrivent pas. Je trouve ça vraiment moche. Je ne sais même pas ce qu'ils viennent faire là de toute manière. Et j'en ai marre d'attendre, j'ai besoin d'eux...
C'est ainsi que la belle saison s'est de nouveau dévoilée. Et comme promis, ils sont revenus eux aussi. Quel plaisir de les voir tous aussi beaux les uns que les autres. J'ai attendu que le soleil parte un peu plus à l'horizon, et j'avais vraiment hâte de faire le voyage. Il faisait chaud, et j'avais le coeur qui battait très fort. Il doit être vraiment costaud celui-là.
Tout était calme ici, mon père se reposait dans le salon. Je regardais par la fenêtre, je voyais les nuages se former, se construire et s'imposer dans le ciel. J'attendais le mien, de nuage. Celui qui me allait me transporter à l'autre bout du monde. Il était là, je le voyais naître, et je savais que je n'avais plus de temps à perdre. Je me suis posé les ailes, j'en ai même profité pour y écrire mon prénom, Créïa. Et j'ai pris les grosses chaussures immatriculées 44 par dessus les épaules et j'ai rejoint la petite cabane dans le jardin. Ca n'a pas été une tâche facile de grimper sur le toit, surtout avec des grues aux pieds.
J'ai attendu qu'il prenne sa forme finale, et le regard au vent, totalement subjugué par la beauté du ciel, j'ai déployé mes bras, et j'ai sauté.
Je ne pensais pas mieux réussir. J'y étais enfin, je pouvais les toucher, les sentir, les embrasser. Le soleil m'aidait beaucoup, tout était là, tout était parfait. Ma mère était déjà là, j'ai raté ma surprise, mais elle me souriait. J'ai réussit. Je lui ai pris la main, et je me suis assis avec elle, en plein milieu de mon nuage. Je regardais en bas et elle me demandait ce que je faisais, j'ai répondu "Je surveille". Elle a sourit de nouveau. Mes yeux brillaient, j'étais heureux. Le soleil m'éblouissait tellement fort que j'ai été contraint de fermer un peu les yeux.
En les ré ouvrant, mon nuage était plus loin que prévu, mais je le voyais encore. Mon père était à côté de moi, je ne comprenais pas ce qu'il me disait. Puis je ne lui avais pas fabriqué d'aile, comment est il parvenu à nous rejoindre ?
Il a expliqué m'avoir retrouvé dans l'herbe fraîchement coupée, étendu, en serrant fort une de mes ailes fabriquées. J'avais peur qu'il me crie dessus pour lui avoir piqué ces grandes chaussures.
J'avais encore cette sensation de larmes sur mes joues. Je ne comprenais pas. Je ne pleure pas, moi. Mais j'ai compris bien plus tard que c'est justement parce que j'y croyais. Vraiment. Et que rien au monde n'aurait pu me le reprocher.
Langues de bois et langues de putois.
Fatalement, dans cette cohésion sociale, c'est un véritable merdier.
Derrière ce titre, c'est une histoire fondée : Il y a ceux qui vous veulent du bien, et le reste.
Qu'ils/elles soient des illustres inconnu(e)s, ou bien même des personnes à plus ou moins forte proximité, ils sont tous dirigés par une motivation qui leur est propre, mais au final leur but est commun : Ils veulent ta tête.
Et avec le temps, on se forge des boucliers plus ou moins épais, on esquive les lancers de couteau, on regarde un peu partout et on anticipe les attaques par surprise. Une bien belle protection, qu'on prend le soin d'entretenir. On évolue, on avance, on est prudent. Et bien que miraculeux, arrive cette douceur, cette légèreté, cette brise implacable, cette flèche d'enfoiré : L'amour.
L'amour c'est le truc qui te fait péter toute protection. Tu n'as plus les yeux rivés sur ton blindage, tu n'empoignes plus vraiment ton bouclier avec autant de hargne, tu te sens enivré. Oui c'est ça, ça rend vulnérable. Et ils l'ont compris.
Non content justement de manipuler plus communément la "langue de pute", cette arme de destruction massive, tu deviens rapidement un WANTED international. Et ils ne sont pas cons. Oh non. Ils savent que l'attaque se fera par stratégie. Et qui choisir de mieux, si ce n'est celle qui t’a fait lever les armes ?
J'ai beau avoir respecté mes engagements, mes principes, mes valeurs, mes promesses, mes paroles, et mine de rien, mes sentiments. L'histoire d'un couple c'est le résultat d'une union, c'est un bouclier commun, c'est ça la force de l'amour. C'est faire à deux ce qu'on ne peut absolument pas faire tout seul. C'est se protéger à deux. Si l'un lève sa protection, c'est double peine.
Et moi dans mon cas, ils se sont acharnés sur elle. Sans pitié, sans réserve. Ca l'a affaiblit, ce qui a motivé la surcouche. Ca l'a transformée, secouée, renversée, diabolisée. Et moi je ne pouvais pas me protéger de tout le monde, surtout pas d'elle. Pourtant j'ai juré, je l'aimais. Moi je me protégeais bien, avec elle à mes côtés j'arrivais à feinter toutes les attaques, j'en souriais même parfois. Je riais de leurs efforts vains, de leurs vides tentatives. Parce que nous étions censés être intouchables, inatteignables. Alors ils pouvaient brasser le vent autant qu'ils le souhaitaient. Mais ils m'ont finalement eu moi aussi. Et au dessus de nous ils ont eu notre couple, notre sacre. C'est comme s'ils l'avaient attaqués elle, puis que ce soit elle qui me soit rentrée dedans. La double peine.
Mais je pouvais encore nous défendre.
Je ne me doutais simplement pas qu'elle mènerait la contre-attaque sur moi. Ce sont eux les responsables, ce sont eux qui ont voulu nous toucher, moi je ne voulais que la défendre. Pourquoi a t’elle levé sa garde ? On se débrouillait bien pourtant. On avait certes beaucoup de boulot pour parfaire le chemin, mais on aurait réussit. Oui c'est même sûr.
Ils ont trouvé sa faille, ils l'ont utilisée, et ils sont parvenus à m'atteindre. En baissant sa garde, elle a exposé les points vitaux.
La voilà maintenant dressée devant moi, les yeux emplis de haine et de désespoir. Rongée jusqu'au bout. N'ayant même pas cherché à se débattre du mensonge et de la folie.
Tu pointes désormais ton canon sur ma poitrine. Tu arbores les insultes et les crachats. Tu jures même que je vais payer. Ceux qui t'ont menés à moi jouissent, rient, te soutiennent. Ils sont en toi, et te possèdent. Tu es à eux. L'assaut a cessé, ils sont dorénavant tous de ton côté.
Je tenais encore mon bouclier, lourd, frappé, fatigué. J'ai préféré le lâcher, et te regarder encore, un peu. Comprendre et accepter. N'y avait-il pas un dernier espoir ?
Je n'ai entendu que le clic et le coup de feu. La balle, j'étais déjà trop loin pour la sentir se fracasser contre moi.
Les températures thermiques féminines.
Parce que j'ai, dans une case bien rangée, une question existentielle qui me taraude abondamment. Et surtout parce que la période météorologique actuelle s'y prête.
Dans ce climat à grandes bouffées de températures négatives et autres périples enneigés, je fous sur le tapis un concept hautement constaté : Les femmes et le froid.
Bon, d'entrée on peut partir sur moult débats complètement diversifiés, mais je préfère recentrer le sujet sur votre capacité, quasi inhumaine, à encaisser le froid.
Je m'explique (je doute bien que là on se demande qu'est-ce que nom d'une pipe raconte-je) : Pas plus tard qu'une journée de boloss, j'ai été exposé (un peu comme des millions de gens) au froid et à l'attente interminable dans le froid. Dans ce genre de situation, ton corps te fait des blagues, ton organisme est un sex toy, et à moins d'adopter des stratégies de self hot control, t'es paré pour faire du booty shake total. Et évidemment, étant d'une frilosité exécrable (entends par là que j'ai ridiculement froid même à température raisonnable), ce jour là, j'ai bien dansé. Donc pendant ce temps d'attente complètement interminable, à tenter de stabiliser mentalement les parties de mon corps, à faire un exercice d'inspirer-expirer tout en contrôlant le débit de clignement des yeux pour fluidifier le flux sanguin, voici non pas une, ni deux, mais une armée de femmes habillées en mode "JE suis consciente du froid, mais j'assume mon corps" se croiser un peu partout autour de moi. Ca a instinctivement remis mon incompréhension totale vis-à-vis de ce phénomène : Comment les femmes font-elles (ou dissimulent-elle de manière suspecte) pour encaisser le froid ?
Je me rappelle encore mes longues virées à la con sur les Champs-Elysées, par des températures elles aussi à la con, avec une tenue vestimentaire encore plus à la con (triple doudoune, écharpe corporelle et masque de plongée G-Star) et constater que les femmes, non, le froid elles ne connaissent pas, ça ne leur dit rien, ça pique peut-être un peu, mais ça doit être quelque chose de glamour.
Parce que très sincèrement, j'accepte les réponses du type "Nan mais en fait, nous avons réellement froid, mais on ne le montre pas". Mais personnellement, moi tu me files une jupe, des bas, et une petite veste Zadig&Voltaire, je chronomètre mon temps de survie et je spam ma famille avec mon testament.
Donc je le clame haut et fort : Il y a anguille sous roche !
C'est quoi le secret ? Avec qui/quoi avez-vous fait un pacte d'immunité corporelle ? Comment arriver à exécuter une démarche svelte et libérée avec du -10° ?
Soit vous avez des peaux qui font office de gilet par balle, soit vos vêtements sont trafiqués. Ou bien comme énoncé juste avant, vous avez une force psychique 99/100. (On laisse une petite marge pour le "dis donc il fait frisquette aujourd'hui")
Je n'ai pas plus d'arguments que ça à avancer, c'est un problème assez binaire finalement. Bien que je comprenne tout à fait le besoin et la nécessité du glamour-chic-sexy-tendance-jesuispoilue, je suis et resterais perplexe. Bon il y aura toujours le "de toute manière nous ne faisons qu'aller en soirée". Evidemment.
Alors oui c'est existentiel. C'est même embarrassant. D'être habillé comme pour une expédition en Alaska et EN PLUS d'oser trembler des dents. Moi aussi je souhaiterais adopter une démarche sensuelle et confiante (à la limite du défi climatique), ne porter qu'une petite chemise slim fit et arborer un sourire Freedent adapté.
Ce billet pour finalement dénoncer la capacité dite "illégale" d'encaisser le froid d'une telle manière, mais aussi et surtout un immense respect pour votre sang-froid. (Argh)
