Red Dare Pamplemousse ! RDDR.

1fév/105

Salut ça va ? Salut ça va ?

[...] Ca y est. Je craque, j'implose, j'évacue ! (Dit comme ça, on pourrait croire autre chose)
Il était temps de mettre à plat une habitude qui monopolise pas mal mes concepts sociaux. C'est quelque chose qui me chatouille, qui me picote, qui me fait grincer les canines, mais c'est quasi quotidien.
Et puis pour abréger ce suspens de folie, retraçons la situation qui, je préviens, est courte, vraiment courte, SUPRA courte. Soyez attentifs, ça va aller vite, prêt(e) ?!

– "Hey ! Salut, ça va ?"
– "Hep ! Ca va ?"

(...)

Je ne vais pas faire de replay, t'as juste à lever les yeux.
En revanche, si tu n'as toujours pas compris de quoi il s'agit, et fatalement je te comprends puisque je raconte ça comme un con, laisse moi t'expliquer plus en détail.
C'est le genre d'échange lyrique que j'ai l'occasion de réaliser, lorsque je croise une connaissance, voire même un ami (dans la précipitation). La situation n'est donc pas compliquée DU TOUT. Tu marches dans la rue ou dans tout autre endroit public de ton choix (généralement). Tu croises cette personne qui est forcément dans ton répertoire Facebook depuis peu, ou même trop longtemps, et ça ne dure qu'une seconde et demie.
Il n'y a AUCUNE réponse, et les questions sont posées en quasi simultanées. De toute manière t'as même pas le temps de répondre, il est déjà à 500 mètres, et puis il s'en tape, de comment tu vas.

J'ose espérer qu'à une époque lointaine, non vécue personnellement, les échanges aussi rapides soient ils, étaient tout de même construits et surtout cohérents. Donc pour faire un contraste et marquer le coup, voici à quoi devrait ressembler le genre d'échanges éclairs mais cohérents :

– "Hey salut ça va ?"
– "Tiens tiens ! Ca va et toi alors ?"
– "Nikel aussi ! Je file je suis pressé parce que [choix libre]"
– "Pas de soucis, à bientôt !"

Et maintenant en mode 2.0, socialnetworking, socialworking, ou social tout court :

– "Hey ! Salut, ça va ?"
– "Hep ! Ca va ?"

(...)

Oui je sais. Tu as remarqué les (...). Tu te demandes très clairement pourquoi ? Quel est donc l'intérêt subtil et rocambolesque d'insérer n'importe comment une ponctuation dépouillée de bon sens ? C'est parce qu'elle symbolise toute la frustration et l'incompréhension de la nullité que cette situation expose.
Parce qu'au final, c'est vrai, on s'en fout. On pourrait très bien se limiter à un banal "salut", ce serait la même chose. C'est peut-être une question de politesse, d'hypocrisie accrue ou je ne sais quoi. Mais bon. Soit.

Le pire arrive quand même lorsque tout ceci se déroule en multi-broadcasting. Entends par là que ce n'est plus deux personnes qui se rencontrent, mais une ou des personnes rejoignant un groupe déjà sur place. Globalement ça donne un truc euphorique du genre :

– "Wesh bien?"
– "Bien ?"
– "Tranquille ?"
– "Bien ou quoi ?"
– "Bien la famille ?"
– "Hi là ban ?" (?!)
– "Bien ?"
– "Ca va ou quoi ?"
– "La pêche ?"
– "Ca va ?"
– "Bien ou bien ?"

Oui. C'est fou, mais c'est réel.
Tout autant de question diverses et variées mais qui resteront à jamais sans réponse. C'est ce qui est vraiment triste après tout. Tu ne sauras jamais dans quel état psychologique se trouvait ton interlocuteur à ce moment précis de ta vie. Too bad.

En revanche j'ai l'intime conviction que ce phénomène est courant chez les hommes (jusqu'à un certain âge dirons nous), je n'y ai pas encore assisté chez les femmes. Pas d'amalgame sexuel, mais ça doit être foutrement bien drôle chez vous mesdames.

Ouf. Je me sens mieux.

Commentaires (5) Trackbacks (0)
  1. Une seule question me vient à l’esprit: Comment vas-tu Katoune?
    (Je lirai la réponse, promis)

    Oui, je prends la peine de lire ET commenter ton blog, je sais tu es flatté. =^.^=
    (Ok, tu préfèrerais que je m’arrête mais c’est comme pour les moulins, va dire à Don Quichotte que ce ne sont pas des géants ; ou au renard du Petit Prince qu’il est daltonien et qu’en fait le Petit Prince est brun… aucun ça n’a aucun rapport mais le point est là => . #HumourPourriBonjour)

    • Puisque tu vas lire cette réponse (au moins – Et puis tu l’as dit !) : Je vais bien, ne t’en fais pas. Même pas un chouïa hein.

      Si je suis flatté ? Oh que oui, même bien plus que ça. C’est l’extase blogosphérique que je suis entrain de vivre, les 2minutes les plus célèbres de ma vie. C’est intense !
      Puis j’ai une requête extra à te faire parvenir : #GardeTonHumourAuChaud j’en ai besoin :D


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