Trancher sous le fourreau.
Créature. Créateur. Création. Je te vois parmi tant d'autres, dissimulé à la seule force de tes mains. Mais je te vois, clairement. On se penche au-dessus des berceaux, on mélange les couleurs de nos pupilles. Parfaite désillusion. Incarnation sensible d'entités paradoxales, on se bascule et on se bouscule. Ah, cette odeur d'anarchie cognitive, on en connaît tous la couleur. Détraqués d'outre-tombe, sous le silence cousu, fait tomber les pièces maîtresses. Qui es-tu ? Inlassablement la même personne. Pris de vertige dans les hautes sphères abyssales, prêt à toucher le fond pour caresser les nuages. Unique, tu l'es. Nausées nauséabondes à la vue de ce qu'il se trame dehors. Et nos caprices, fondés sur les rochers des lions n’excluront que la science et la religion. Noyau atomique, particule atypique de l'Architecte. Créatures, celles qui soufflent dans le noir en ayant le regard rivé dans les limbes. Labyrinthe en chantier progressif, la seule sortie étant celle qu'il ne faut pas choisir. Mais qui est-ce donc ? Que sais-je. On trempe nos mains dans de l'eau de solitude, cherchant à désarmer les fléaux en orbite. Mélodies sur mélodies, chants lyriques à la gloire de nos Pères. Qu'adviendra-t-il de ces lettres ? Que sais-je. Créatures pour créatures, fruit descendu d'une alchimie consistante et chérie. Lâchées à la merci du monde, là où la pitié n'existe dès lors que les Hommes à eux-seuls croquent de pleine dents les délices des déchus.
On scande les mérites de nos actions, mais peu d'oreilles nous sont tendues. Lutte sur lutte, c'est face à la lumière que l'absence du néant se suffit. Soyez donc brillants, les plus anodins reprendront leurs trônes. Poings serrés épousant les notes musicales, mâchoire gonflées comme pour encaisser le Mal. Grande portée que nos voix propagent, infime demeure le réceptacle. Déboussolé, en guise de repère pour qui s'aventure dans les sentiers des vivants. Création divine ou monstruosité diabolique, éparpillée au sein des Hommes, tâchée de scarifier comme bon lui semble. Estampillé à tort sous le feu des canons, personne ne frime face aux murailles à l'odeur de poudre carbonisée. Cachés, dissimulés, camouflés dans des moules sociaux où les règles sont antinomiques. Créateur, quel fût ton plan ? En quête de réponses limpides, piochées à la source pour ainsi éviter les discordances lamentables. Qu'attends-tu ? Réveillé par les gongs des champs de bataille, en harmonie avec les caresses d'une danse calomnieuse. Est-ce peut-être là, sous nos yeux ébahis et éventres, que les saccages moraux ont pris place. Envole-toi et désigne-nous le point culminant de tes attentes, même à travers le brouillard épais et ambulant, nous saurons y faire bon chemin.
Je te vois parmi tant d'autres. Aspiré par les remords et la peur au ventre des bris de glace. Aussi fragiles soient-elles, ces boîtes musicales si chères aux Hommes ne sont que bien trop exposées aux supplices et aux calamités. Créature, n'as-tu pas peur d'y perdre vingt-et-un grammes ? Symbolique, ô combien symbolique. Les rêves d'osmose n'existent que pour te rappeler à quel point la lutte n'est qu'un début. Chérir, partager, protéger, dur d'y voir clair dans les sacres lointains. Battre, combattre, rabattre, débattre, que de grands gestes pour une cause des plus nobles. Affronter vents et marées n'a que peu de sens en soi, mais ajoutez-y un zeste d'espoir, ainsi découper l'océan deviendra un instinct de survie.
Soyez incisif, voilà la finalité.
La force d’un homme.
Standardisée. Mécanique. Totalement aliénée par des subterfuges toujours plus bidouillés les uns des autres. La force d'un homme. Dix personnes autour d'une table, dix réponses différentes. Le onzième observe, dépité.
A quoi cela peut-il bien rimer dans un contexte où chacun se fabrique sa propre définition, s'en persuade pour enfin mener une croisade dans le but de la faire valoriser ? Et s'ensuit une multitude de drapeaux hissés, mais personne n'est foutu d'en expliquer ni les formes, ni les couleurs.
Guerre étonnant lorsqu'il suffit de gratter un minimum pour se rendre compte que ça pue lamentablement.
Et quand bien même cela puisse être craché, il n'en faut que peu.
Cet homme fort, beau et délicieux. Cette petite pute de poupée à la merci du consensus visuel établi. A la recherche désespérée d'un podium de célébrité. Tractant à la chaîne des kilos de calots afin de coller à des idéaux mitos. Une force qui se mesure à la largeur du frigo, une belle armoire de cachets laxatifs où tout est flasque à souhait. Les centimètres du bras ne permettent pas d'évaluer la force d'un homme, petit con. L'autosatisfaction d'un reflet de miroir omniprésent, trahissant un égo surdimensionné. On appelle ça "briller en société". Quel terme de merde. On assiste à une armée de colosses sur-gonflés, manipulé avec dextérité en criant comme des animaux. Des animaux entrainés à tuer pères et mères pour finalement conserver un diamant de boue.
La force d'un homme n'est pas la lumière qu'il dégage mais le spectre qui en est la source.
Cet homme fort, désiré et désirant. Dérisoire jusqu'à se prostituer l'esprit. Ce traqueur à la bave fontaine qui organise des battues fermes de femelles. Une force misérable qui s'illustrerait sur des tableaux de chasse visqueux. Une aubaine à Aubade qui ferait crier les loups, il est si faible cet idiot. Une fierté dégoulinante qui se dresse à la moindre secousse. La démonstration du trophée se manifeste avec une ablation totale de respect ayant la nette impression d'assister à du troc de morceaux humains. Nouveau modèle social à la bite pensante, placardé avec des codes d'honneur que personne ne respecte. Une force rattachée à deux boules de glaces aussi répugnantes qu'un coulis de chiasse. Ce que cet homme appelle force, c'est fatalement ce qui lui permet de conjuguer les fabulations, d'embrasser vigoureusement les violences et de baiser l'infidélité avec Parcimonie. Cet homme est empoisonné, prisonnier d'un fléau chaotique. Et il veut qu'on l'applaudisse, croyant détenir le sacré coeur.
La force d'un homme n'est pas de chérir plusieurs étoiles mais de faire briller celle qui n'existe pas.
Cet homme fort, riche et puissant. Cet homme pour qui le Graal n'inspire qu'une délicieuse saveur financière. Plongé dans des boîtes magiques où un brin matérialiste occupe le trône. La corruption n'a pas meilleure place au sein de cet homme. Fort de dégainer des chéquiers en titane, il investit dans des côtes sentimentales. Plié sur des échelles hiérarchisées qui dès le second pilier, voici qu'il injure. Injuste diront les pauvres, mais l'injustice n'aime pas les valeurs. Cet homme se proclame au pouvoir dès lors que les billets flottent, à en oublier peut-être que l'inflation se diagnostique très bien chez les vendus. Une force dépendante d'une inlassable fluctuation, tirée par des ficelles qui ne lui appartiennent même pas. Cet homme a un tout qui ne vaut rien.
La force d'un homme n'est pas une piètre mesure mais une profonde valeur.
L'horreur est humaine.
Lointaine est l'erreur.
Il ne lui sera rendu grâce qu'au moment où lavé de ses brûlures, ses ailes seront sa force.
La force d'un homme est de devenir homme.
In Spiritum.
Inspiration.
A bout de souffle, ou peut-être pas totalement. Ce n'est qu'une capsule de plus à balancer de manière sereine, par-dessus l'épaule, comme dans les films. Ce dont il faut faire gaffe, c'est le laps de temps qu'il est nécessaire de prendre pour en mettre une neuve. Il faut juste s'éteindre les yeux, inspirer, et se déchiqueter les boyaux. Rien de bien transcendant. Même pas un peu. Prologue long et douloureux pimenté d'un bâtard final grandiose à base de cris, pleurs et poings serrés. Premières maîtrises d'inspiration qui se transforment en matières promises d'inspiration. Caresses silencieuses de la nature se déposant délicatement sur les secousses cardiaques en parfaite synchronisation. Cette espèce d'ouverture à grande échelle où les pièces du puzzle sont des pièces de puzzle.
Inspiration. Gouffre éternel où se côtoient des antipodes à perte de vue. Bordel organisé, structuré. Bordel imbriqué dans un autre bordel, désordonné, foireux.
Mélange soudain de délicates gouttes en vadrouille. Percutant à souhait. Décharge électrique apaisante. Souffle inflammable s'imprégnant dans la cervelle, comme pour délivrer un message subliminal interne. Douces péripéties sillonnant le tracé céleste des âmes.
Cette percussion porte une émotion. Un frisson dantesque décuplant la capacité même de concevoir ces petites cases à la con, celles qui renferment les plus grandes œuvres de ce monde. Délivrance universelle et absolue, c'est l'embarcation de toute une puissance prête à se déverser au travers des entrailles perdues, dans le but de faire éclater ces foutues poches de lumière. En fait, ça pourrait s'apparenter à une belle droite décochée dans la mâchoire, sans douleur, le temps de cligner des yeux. Assez long pour s'en souvenir, assez court pour se demander d'où cela peut venir. Un instant minable qui redéfinit sans aucune pitié les codes et les couleurs. Et parfois même, la poussée est si violente qu'elle nous oblige à réécrire les fondamentaux.
Inspiration. Bien des maux pour quelque chose qui, au final, pourrait se positionner sur un trône. Une évidence, un prérequis, une clé secrète. Quelque chose a t'il déjà été mené sans inspiration ? Sûrement pas.
On déboule dans cette sphère avec zéro point. Il y a comme une sélection naturelle qui se met progressivement en place, permettant de trier et de qualifier instinctivement les éléments que l'on se prend dans la tronche à mesure que l'on progresse. Et c'est cette progression, un véritable foutoir de conséquences emmêlées, qui se présente comme une gigantesque peinture récapitulative de tout ça. Le genre de truc que tu regardes des heures durant, mais qui ne ressemble à rien. Puis de toute manière tu t'en tapes.
La magnificence de cette particule, c'est sa capacité à être la plus imparfaite possible tout en dégageant des énergies colossales. Une pichenette insouciante et la mer se taille en deux.
L'inspiration. C'est le berceau qui réconforte les actes et les pensées. Un compartiment paisible et chaleureux à l'abri des balles. Une sorte de bulle. Elle se doit d'éclater au grand jour en temps voulu, mais il faut s'y atteler avec soin. Un travail exigeant une précision chirurgicale et un souffle de sage. De ces éléments, une petite aiguille fera l'affaire, comme pour marquer le coup. Une petite aiguille qui perce un berceau, comme ça. Que toutes nos poussières scintillantes puissent enfin s'envoler. Pour qu'au final, l'inspiration prenne de son sens.
Maintenant que c'est libéré, on peut se mettre au travail.
Il y a ceux qui sont inspirés et ceux qui inspirent.
Il y a ceux qui se tatouent la peau et ceux qui tatouent les esprits.

Amour filant.
Bonjour. Salut.
Typique. Standard. Peut-être pas. Qui est-ce ? Nouveau. Jolie. Joli. Timide. Complexée ? Un peu. Parfois. Le lundi. Tu fais quoi ? Regarde. On rit. Pourquoi ? Parce que. Écoute. C'est drôle. C'est la première fois que. Tu crois ? Toujours. Tu es là ? Souvent. Sourires. Craintive. Rassurant. On ne sait jamais. La roue tourne. Embellir. Sûrement pour moi. Mignon. J'aimerai savoir si. Attention. Doucement. On partage ? Grotesque. Voyou. Tu te couches tard. Entre nous. Mauvais goût. Perspicace. Pouvoir être. Être. Sans façon. Politesse. Il est vraiment tard. Tu fais des fautes. Reste un peu. Volets fermés. Mélodies. Il commence. Elle commence. Ça va ? Comme une couleur. Tu ne me rassures pas. C'est le printemps. A qui le tour ? Crétin. On garde contact ? Incessamment sous peu. Frisson. Elle va me prendre pour un dingue. Toujours là ? Non. Pas comme ça. Sois attentif. Il va me rendre folle. Pas sûre. Plongeon. Respire. Tu as une belle voix. On s'entendra. Réseau. Je ne t'ai pas raconté ? Refus. Refusée. Passé. Futur. Plus-que-présent. Ce n'est qu'un mec. Frigo plein. Temps de merde.
Regard. Regards.
Grande. Il est mince. Jolie bouche. On va où ? Belles jambes. Il fait doux. Belle voix. Par là ? Voyons. Stressée. Je te suis. Regard. Marchons. Sourires. J'ai oublié de fermer la porte de chez moi. Belles lèvres. Attends-moi, tu marches trop vite. Il est quelle heure ? Regards. Elle m'a frôlé la main. Alors ? En pente. Il sent bon. Tu as envie de quoi ? Toi. Comme des saisons. Il pense quoi ? J'entends mon coeur. Ah bon, toi aussi ? Sans façon. Tiens, regarde. J'ai vraiment fermé ? Épaule contre épaule. J'écoute le tien. Peut-être. Sans raison. Peur. Odeur de chouquettes. Il m'a vu entrain de le regarder ? Assieds-toi. Ses mains. Fier. Fière. Touche-moi. Après. Talons de merde. Il n'est pas si beau que ça sous cette lumière. Courage. Elle a des yeux fantastiques. Calmement. Séduire. Elle pense quoi ? De quoi parlais-tu ? Ça me gratte. En fait si, il est vraiment beau. Je suis bien ici. Je suis bien ici. Ça passe vite. Répète ça tu vas voir ! Regards. Belles jambes, vraiment. Regard. C'est peut-être elle ? Alors lui. Escarpins je t'aime moi non plus. Épaule contre épaule. Allons. Galant. Provocation. Le premier qui gagne a gagné. Pardon ? Débile. Il est là. Ça viendra ? Ainsi. Partage. Je la veux. Je le veux. Gravure.
Envie. Envie.
Blocage ? Coton. Lèvres. Lèvres. Atmosphère. Éradication de question. Lance-toi. Langue. Langue. C'est son souffle. Putain je bats vite. Supérieure. Salive. Tu y es. Respiration accentuée. Toucher. Courbes. Envie. Son parfum. Continuer. Tais-toi. L'envie. Dos au mur. Je la veux. Lui. Peut-être que ? Retire ça. Elle. Toucher. Se contenir. Et si seulement ? Pas maintenant. Regarde-la. Toucher. Son torse. Craquer. Dégrafer. Offrir. Donner. Descendre. Prendre. C'est ce qu'il veut. Respiration. Je le veux. Je la prends. Il trouve ça bon. Donne-lui. Entièrement ? Sucreries. C'est pareil. Caresses. Textures de peau. Excitation. Montée. Ses fesses. Contact. Bouchées successives. Déconnexion totale de la réalité. Ses doigts. Compte à rebours. C'est réciproque. Ils sont là. Lèvres inférieures. Langue. Passion. C'est cette nuit-là. Gémissements. Marché aux fruits. Douces sonorités. Gonfler. Premières sueurs. Continue, tu es bon. C'est la tienne. Touche-moi. Ça suffit. Pause. Prends-moi. Délit. Elle. Parois humidifiées. Elle la sent. Terrible. Consentante. Vrai. Tu aimes ? Concrètement. Sur les genoux. Regards. Tout est là. Cambrure. Qu'est-ce ? La vie. Le fleuve.
Volume augmenté. Claquements. Mélodies sensuelles. Charmée. Croyons-y. Plutôt mourir que de lâcher ses hanches. Sur le champ. J'aime. Je suis à lui. Cheveux lissés. Elle est à moi. Cheveux prisés. Chevauchement. Prestation théâtrale. Gémissements partagés. Limites ? A condition. Oser. Détruire. Défoncer. Cris. Parce que. C'est ça. Complètement. Hurler. Agripper. Souffrir. Pleurer. Continue. C'est par là. Où suis-je ? Vas-y. Fais. Délivre-toi. Nous y sommes. Merci.
J'implose. Elle explose. Il est divin. Je suis décomposée. Il m'a eu. Elle est divine. Fermer la vue. Mordre ses lèvres. Je t'en prie. Croire. Il est beau, ce con. Empoigner. Vivre.
Peut-être. Peut-être pas.
J'ai fait les courses. Subjectif. On a bien fait, à l'époque ? Cursus. C'est qui elle ? Balivernes. Beaucoup moins timide. Pourquoi fais-tu ça comme ça ? Chemin. Tu l'as ? Les trois quarts. Il a changé. C'était quand ? Quelques chapitres. Il te veux quoi lui ? Allons, allons. Brusque. Point d'interrogation. Elle n'en veut plus. Tu attends quoi ? C'est caché. Silence. Sourcils rabattus. Incompréhension. Ne crie pas, ce n'est pas pour nous. Que te faut-il de plus ? Des gâteaux. Résonance. Devenir. Rester. Tu n'es plus le même. On essaie ? Pot de fleurs. Gorge nouée. Pauvre con. Je n'y suis pour rien. Traverser. Affronter. Poings fermés. Gestuelles. Elle crie plutôt fort. Défensive. Répartie minuscule. Jalousie. Haine universelle déversée. Conflit. Erreur ? En surface. Elle a changé. Qui peut nous battre ? Il faut nettoyer. Pourquoi ce n'est plus comme avant ? Foutaises ? Cellule psychologique. Tu y as cru ? Quiconque. Va-t-en ! Destruction intempestive. Moi aussi. Sombre conne. Parfois c'est comme si. La dernière fois ? Pense-tu. Baisse d'un ton. Alors, on signe ça comme ça ? Pas qu'un peu. On saigne ? En rouge, à la tête. On s'aime ? Un jour, peut-être.