Red Dare Pamplemousse ! RDDR.

24août/121

Une oeuvre formidable au goût de génie.

Les critiques, les avis, les prises de position, les argumentations, les prises d'otages psychologiques et les influences qui sonnent vides. Ça aussi, c'est un concept.

Un concept qui cherche absolument à créer de la magie là où, en tout état de cause, il n'y en a pas forcément.

C'est à ça que je résume, par exemple, un bon paquet de critiques dans le milieu du divertissement. Celles qui te lâchent une sorte de masturbation mentale sur des choses que, nous simples mortels, ne voulons/pouvons pas comprendre. Ce genre de dimension parallèle où l'on bascule très vite dans une espèce de cercle super vicieux, gonflé d'extrêmes en tout genre. Ça se divise globalement en deux catégories :

  • Ceux qui se limitent à critiquer light, avec une salade et de l'eau. Posés, honnêtes. Aimé ou pas aimé, on ne descend pas trop loin.
  • Ceux qui critiquent en prenant des menus Double Whopper chez Burger King et se plaindre que ça n'a ni le goût du Big Mac, ni la même consistance du Box Master, ni la légèreté d'un Actimel tout en pointant du doigt la provenance de la viande douteuse puisqu'elle n'a pas été pêchée dans les conditions générales d'utilisation que personne ne lit. (Une balle de 9mm dans chaque genou, ça marche aussi)

Alors oui, tu vas me dire "chacun son avis connard, les goûts et les couleurs ça se discute pas !", alors je vais te répondre : Moi je veux qu'on en discute, petite pute.

Et je ne vais même pas y aller par quatre chemin, je vais endosser la responsabilité de ce costume ringard de journaliste philosophe illuminé qui n'a qu'une seule motivation : Défendre un monument.

Et puisque la notion de monument est, à juste titre, totalement subjective et que nous sommes dans cette fameuse dimension, j'ai dégoté pour toi l'unique oeuvre d'un artiste remarquable de créativité : Monsieur Bilal (du 92).

Tu te souviens parfaitement de sa prestation digne des plus grands ténors de ce 21ème siècle dont voici une légère piqûre de rappel :

 

Et puisque les paroles ne sont pas toujours faciles à décoder, les voici en bonus gratuitement :

Wesh regarde ta tête et ta touffe de mouton,
Généralement tout le monde dit que t'as une tête de con.
Attends, tu fais le mec, retourne au 93 qu'ils t'mettent la zermi.
Même ton pere, se surnommant Kader, il se saoûle tous les soirs
et ensuite il te course dans les couloirs.

Attends!

Ouais, on devrait te haggar pour que tu fermes un peu ta grosse gueule !
T´as niqué du blah et tu te crois chaud ?
Mais dis-toi dans ta tête que nous c´est pas la même chose alors :

ARRETE, ARRETE, ARRETE quoi, putain !

Tu t´es serré une p'tite gogo danceuse et ça se croit chaud ?!
Hein tu te crois chaud?
Si elle aurait vu ta p'tite bite elle s'rait partie !

Hein donc déjà, ta bite (« MSN ») elle est toute p'tite, elle a des rides !
Attends, même celle de mon p'tit frére est plus grosse et plus grande et sans rides !

 

En lisant ces belles paroles, moi, grand pourfendeur des libertés d'expression, je pense que cet individu est un des plus grands artistes que l'Homme ait connu.

Alors derrière tout ça, voici ce que l'on peut doit comprendre :

Cette oeuvre est remplie de figures de style intéressantes. Comme toute oeuvre qui se respecte, il faut aller au delà de l'image envoyée, lire entre les lignes, écouter entre les sons, sentir entre les saveurs.

Cette allégorie remarquable du rejet, avec l'utilisation du mouton et de sa touffe de laine imposante est vue ici comme une aberration de l'Homme et sa facilité déconcertante à concevoir le faciès d'autrui comme étant une représentation physionomique de l'absurdité. Absurdité qui est géographiquement répartie au sein des départements d'Île de France et plus précisément celui de la Seine Saint Denis, dont les habitants sont appelés Séquano-Dionysiens, appellation issue de l'ancienne Gaule rebaptisée (les Séquanes) en hommage à l'auteur français Dionys Mascolo.

La notion de violence et de misère est une forme d'autocensure pour dénoncer les fabrications de laine clandestine et à plus grande échelle, l'exploitation des animaux par l'Homme pour son propre intérêt.

Les rimes sont plates dans le seul but de marteler l'inefficacité des traitements appliqués aux personnes souffrant d'alcoolisme aigu. L'image de la "course dans les couloirs" fait ici référence à la course au désespoir, à l'échec, au reconditionnement humain envers lequel les patients doivent faire face. Lorsque la parentalité du père est remise en cause dans de telles circonstances, il est très difficile d'amener un raisonnement logique et cohérent. On sent donc que l'auteur souhaite faire la relation entre l'alcool et la laine, qui ne sont que des métaphores bien pensées pour représenter l'abandon et les pulls de grands-mères.

Le rythme est soutenu par des volontés d'attente, d'arrêt, de discontinuité. Nous sommes face à nous-mêmes. La phrase "mais dis-toi dans ta tête que nous c´est pas la même chose" est finement bien tracée. Ici, il n'est point question de laine mais de savoir être, de jugement sur soi-même et de pouvoir mesurer l'influence qu'autrui peut développer. Il nous amène vers une réflexion difficile, malmenée, dans le seul but de nous transposer dans un autre état d'esprit que le nôtre. Cette répétition réfléchie de l'interdiction d'avancer ressemble plutôt à une ironie stratégiquement bien placée, poussant d'avantage à franchir ses propres limites plutôt que d'arrêter brutalement les efforts menés.

La personnification de l'amour ("p'tite gogo danseuse", "p'tite bite") est un point d'honneur qui lui est attribué. On parle ici de mérite, de ne plus se croire chaud mais de dépasser ce stade. La fuite et le dégoût représentés par le départ précipité de la femme conduit directement à des raisonnements d'égalité pour tous. Le sexe est utilisé à des fins mesurées : L'évolution de l'Homme dans le temps. Un merveilleux oxymore est d'ailleurs utilisé en rapprochant la forme des organes génitaux fraternels à la notion temporelle des rides et de la jeunesse. Fabuleux.

C'est véritablement la fraternité qui est mise en avant, comme pour venir titiller la notion de parentalité précédemment. La sociabilité de l'Homme s'est transformée au fil de l'âge, les relations de toute nature se sont vues transposées de part et d'autre, alors que l'âme n'a emprunté qu'un seul chemin distinct.

J'ai été fabuleusement touché par cette oeuvre. Beaucoup de thèmes y sont approchés et la nature profonde de la pensée est extrêmement sollicitée. On utilise des propos simples pour creuser des complexités universelles que les grands philosophes ont tenté de percer. Rien à ce jour n'égale la précision à laquelle ces sujets sont abordés, et c'est tristement à tort que cette oeuvre a été comprise par l'Homme.

 

Ceci était une vraie critique. Avec de vrais Double Whopper.

Et toi ? Ta critique c'est quoi ?

13oct/110

Apple m’a tuer.

Comme cela fait une bien belle éternité que je n'avais pas publié de billets plus ou moins foireux, je reprends un peu du poil de la bête pour toi, jeune délinquant(e). Et je vais ainsi casser d'emblée ta motivation de lecture en te disant que le dit-sujet ne va traiter ni d'Apple, ni de Steve Jobs, ni des processus marketing mis en place par cette société américaine, ni d'Omar, et encore moins de ce que devient CDP. Donc pour faire court : Tu es venu ici pour rien et tu as sûrement des tâches ménagères à faire, alimenter ton chat, des cours à suivre ou bien mes chemises à repasser. Aurevoir.

Pour le reste, je vais d'abord t'expliquer comment l'idée de ce que tu lis m'est venue en tête : Nous sommes un vendredi 30 septembre 2011, il est environ 20h45, mon mobile GSM de la marque Apple IIIème génération estampillée S pour Speed et affichant des caractéristiques tels que p... (Oh puis merde tu as compris) étant posé minutieusement sous mes yeux, et moi-même situé en contre plongée avec un bazooka militaire et les sourcils très très froncés. Et là je me suis dit que je ne pouvais pas laisser passer ça.

Faisons donc un retour arrière d'environ 16h dans le passé. Après une nuit acharnée sur la béta fermée/ouverte/double-fermée/semi-ouverte de Battlefield 3 et ayant peu de sommeil à la fois à mon actif mais encore moins à effectuer, j'ai décidé comme tous les jours de programmer ce fils de pute merveilleux réveil intégré à notre joli GSM de la pomme (l'utilisation du mot GSM est volontaire, commence pas à me saouler).
Je te passe les détails de ma nuit aussi courte qu'une virée dans un Space Mountain, sauf qu'au moment de sonner, le réveil en a décidé autrement et s'est dit "nous sommes vendredi, pourquoi ne pas faire quelques entourloupes matinales et lui niquer sa petite journée à ce petit con ?". Il n'a donc pas sonné. Ni à l'heure programmée, ni 1h plus tard. En fait il n'a jamais sonné. Bravo l'artiste.

Et c'est justement ce simple élément, finalement anodin comme jamais, qui déclenche une succession de catastrophes. Réveil précipité, bâclé, petit déjeuner sauté (honte matinale), humeur gâchée pour les 7 mois venir, découverte d'insultes très constructives, espérance de vie diminuée de moitié, un risque maximal de mettre deux chaussettes différentes, chercher ses clés, trouver de nouvelles insultes, trouver encore une fois de nouvelles insultes et enfin affronter La Reine, The Queen : L'autoroute A15 un vendredi en pleine heure de pointe à la fois matinale mais aussi "nocturne" (entre guillemets puisque l'heure de pointe parisienne commence à 17h mon pote). J'ai déjà rédigé mes commentaires sur cette autoroute du Mal, je ne me répéterais pas. Je m'en sors donc avec une journée pétée, des regards fusillés lancés à tout azimut, cafés moroses, traîner des pieds, faire exprès de faire tomber le GSM, s'excuser avec un doigt d'honneur, assister à des réunions complètement à l'ouest, écrire comme un droitier, souffler, mourir plusieurs fois, postillonner volontairement sur le GSM, ne pas essuyer, trouver de nouvelles insultes, mourir encore.

Et pour que tu visualises le trajet retour, tu prends tout ce que je viens d'écrire, tu rajoutes de la pisse, du crachat, des betteraves, du café sans sucre, des gens, les détritus à l'intérieur de ton clavier, de la peau morte et du Roquefort. Tu mixes le tout, tu avales, tu vomis, tu ravales le vomi, tu re-vomis. Et voilà, ça devrait être assez représentatif des 2h30 de trajet pour faire exactement 32,9 kilomètres, pour qu'en plus je loupe un entraînement crucial et retrouver le frigo totalement vide.

Il est maintenant 20h45, et je suis avec un bazooka militaire en face de mon Global System for Mobile Communications (oui GSMC, j'ai rajouté le "Communications" pour que tu te sentes trahi(e)). J'ai attendu patiemment qu'il s'explique, ça n'est jamais venu. Comme quoi un simple procédé technologique peut changer le cours d'une journée. Si encore j'avais pu rencontrer la femme de ma vie ou que l'on m'offre des chouquettes ...

J'ai dit que je n'en parlerai pas, mais j'ai menti. Quatre jours plus tard, l'iPhone 4S est dévoilé au monde entier. Le lendemain, Steve Jobs décède. Six jours plus tard, mon réveil n'a encore pas sonné.

Apple m'a tuer.

27juil/110

Amour filant.

Bonjour. Salut.
Typique. Standard. Peut-être pas. Qui est-ce ? Nouveau. Jolie. Joli. Timide. Complexée ? Un peu. Parfois. Le lundi. Tu fais quoi ? Regarde. On rit. Pourquoi ? Parce que. Écoute. C'est drôle. C'est la première fois que. Tu crois ? Toujours. Tu es là ? Souvent. Sourires. Craintive. Rassurant. On ne sait jamais. La roue tourne. Embellir. Sûrement pour moi. Mignon. J'aimerai savoir si. Attention. Doucement. On partage ? Grotesque. Voyou. Tu te couches tard. Entre nous. Mauvais goût. Perspicace. Pouvoir être. Être. Sans façon. Politesse. Il est vraiment tard. Tu fais des fautes. Reste un peu. Volets fermés. Mélodies. Il commence. Elle commence. Ça va ? Comme une couleur. Tu ne me rassures pas. C'est le printemps. A qui le tour ? Crétin. On garde contact ? Incessamment sous peu. Frisson. Elle va me prendre pour un dingue. Toujours là ? Non. Pas comme ça. Sois attentif. Il va me rendre folle. Pas sûre. Plongeon. Respire. Tu as une belle voix. On s'entendra. Réseau. Je ne t'ai pas raconté ? Refus. Refusée. Passé. Futur. Plus-que-présent. Ce n'est qu'un mec. Frigo plein. Temps de merde.

Regard. Regards.
Grande. Il est mince. Jolie bouche. On va où ? Belles jambes. Il fait doux. Belle voix. Par là ? Voyons. Stressée. Je te suis. Regard. Marchons. Sourires. J'ai oublié de fermer la porte de chez moi. Belles lèvres. Attends-moi, tu marches trop vite. Il est quelle heure ? Regards. Elle m'a frôlé la main. Alors ? En pente. Il sent bon. Tu as envie de quoi ? Toi. Comme des saisons. Il pense quoi ? J'entends mon coeur. Ah bon, toi aussi ? Sans façon. Tiens, regarde. J'ai vraiment fermé ? Épaule contre épaule. J'écoute le tien. Peut-être. Sans raison. Peur. Odeur de chouquettes. Il m'a vu entrain de le regarder ? Assieds-toi. Ses mains. Fier. Fière. Touche-moi. Après. Talons de merde. Il n'est pas si beau que ça sous cette lumière. Courage. Elle a des yeux fantastiques. Calmement. Séduire. Elle pense quoi ? De quoi parlais-tu ? Ça me gratte. En fait si, il est vraiment beau. Je suis bien ici. Je suis bien ici. Ça passe vite. Répète ça tu vas voir ! Regards. Belles jambes, vraiment. Regard. C'est peut-être elle ? Alors lui. Escarpins je t'aime moi non plus. Épaule contre épaule. Allons. Galant. Provocation. Le premier qui gagne a gagné. Pardon ? Débile. Il est là. Ça viendra ? Ainsi. Partage. Je la veux. Je le veux. Gravure.

Envie. Envie.
Blocage ? Coton. Lèvres. Lèvres. Atmosphère. Éradication de question. Lance-toi. Langue. Langue. C'est son souffle. Putain je bats vite. Supérieure. Salive. Tu y es. Respiration accentuée. Toucher. Courbes. Envie. Son parfum. Continuer. Tais-toi. L'envie. Dos au mur. Je la veux. Lui. Peut-être que ? Retire ça. Elle. Toucher. Se contenir. Et si seulement ? Pas maintenant. Regarde-la. Toucher. Son torse. Craquer. Dégrafer. Offrir. Donner. Descendre. Prendre. C'est ce qu'il veut. Respiration. Je le veux. Je la prends. Il trouve ça bon. Donne-lui. Entièrement ? Sucreries. C'est pareil. Caresses. Textures de peau. Excitation. Montée. Ses fesses. Contact. Bouchées successives. Déconnexion totale de la réalité. Ses doigts. Compte à rebours. C'est réciproque. Ils sont là. Lèvres inférieures. Langue. Passion. C'est cette nuit-là. Gémissements. Marché aux fruits. Douces sonorités. Gonfler. Premières sueurs. Continue, tu es bon. C'est la tienne. Touche-moi. Ça suffit. Pause. Prends-moi. Délit. Elle. Parois humidifiées. Elle la sent. Terrible. Consentante. Vrai. Tu aimes ? Concrètement. Sur les genoux. Regards. Tout est là. Cambrure. Qu'est-ce ? La vie. Le fleuve.
Volume augmenté. Claquements. Mélodies sensuelles. Charmée. Croyons-y. Plutôt mourir que de lâcher ses hanches. Sur le champ. J'aime. Je suis à lui. Cheveux lissés. Elle est à moi. Cheveux prisés. Chevauchement. Prestation théâtrale. Gémissements partagés. Limites ? A condition. Oser. Détruire. Défoncer. Cris. Parce que. C'est ça. Complètement. Hurler. Agripper. Souffrir. Pleurer. Continue. C'est par là. Où suis-je ? Vas-y. Fais. Délivre-toi. Nous y sommes. Merci.
J'implose. Elle explose. Il est divin. Je suis décomposée. Il m'a eu. Elle est divine. Fermer la vue. Mordre ses lèvres. Je t'en prie. Croire. Il est beau, ce con. Empoigner. Vivre.

Peut-être. Peut-être pas.
J'ai fait les courses. Subjectif. On a bien fait, à l'époque ? Cursus. C'est qui elle ? Balivernes. Beaucoup moins timide. Pourquoi fais-tu ça comme ça ? Chemin. Tu l'as ? Les trois quarts. Il a changé. C'était quand ? Quelques chapitres. Il te veux quoi lui ? Allons, allons. Brusque. Point d'interrogation. Elle n'en veut plus. Tu attends quoi ? C'est caché. Silence. Sourcils rabattus. Incompréhension. Ne crie pas, ce n'est pas pour nous. Que te faut-il de plus ? Des gâteaux. Résonance. Devenir. Rester. Tu n'es plus le même. On essaie ? Pot de fleurs. Gorge nouée. Pauvre con. Je n'y suis pour rien. Traverser. Affronter. Poings fermés. Gestuelles. Elle crie plutôt fort. Défensive. Répartie minuscule. Jalousie. Haine universelle déversée. Conflit. Erreur ? En surface. Elle a changé. Qui peut nous battre ? Il faut nettoyer. Pourquoi ce n'est plus comme avant ? Foutaises ? Cellule psychologique. Tu y as cru ? Quiconque. Va-t-en ! Destruction intempestive. Moi aussi. Sombre conne. Parfois c'est comme si. La dernière fois ? Pense-tu. Baisse d'un ton. Alors, on signe ça comme ça ? Pas qu'un peu. On saigne ? En rouge, à la tête. On s'aime ? Un jour, peut-être.

26mai/114

La force d’un homme.

Standardisée. Mécanique. Totalement aliénée par des subterfuges toujours plus bidouillés les uns des autres. La force d'un homme. Dix personnes autour d'une table, dix réponses différentes. Le onzième observe, dépité.
A quoi cela peut-il bien rimer dans un contexte où chacun se fabrique sa propre définition, s'en persuade pour enfin mener une croisade dans le but de la faire valoriser ? Et s'ensuit une multitude de drapeaux hissés, mais personne n'est foutu d'en expliquer ni les formes, ni les couleurs.
Guerre étonnant lorsqu'il suffit de gratter un minimum pour se rendre compte que ça pue lamentablement.
Et quand bien même cela puisse être craché, il n'en faut que peu.

Cet homme fort, beau et délicieux. Cette petite pute de poupée à la merci du consensus visuel établi. A la recherche désespérée d'un podium de célébrité. Tractant à la chaîne des kilos de calots afin de coller à des idéaux mitos. Une force qui se mesure à la largeur du frigo, une belle armoire de cachets laxatifs où tout est flasque à souhait. Les centimètres du bras ne permettent pas d'évaluer la force d'un homme, petit con. L'autosatisfaction d'un reflet de miroir omniprésent, trahissant un égo surdimensionné. On appelle ça "briller en société". Quel terme de merde. On assiste à une armée de colosses sur-gonflés, manipulé avec dextérité en criant comme des animaux. Des animaux entrainés à tuer pères et mères pour finalement conserver un diamant de boue.

La force d'un homme n'est pas la lumière qu'il dégage mais le spectre qui en est la source.

Cet homme fort, désiré et désirant. Dérisoire jusqu'à se prostituer l'esprit. Ce traqueur à la bave fontaine qui organise des battues fermes de femelles. Une force misérable qui s'illustrerait sur des tableaux de chasse visqueux. Une aubaine à Aubade qui ferait crier les loups, il est si faible cet idiot. Une fierté dégoulinante qui se dresse à la moindre secousse. La démonstration du trophée se manifeste avec une ablation totale de respect ayant la nette impression d'assister à du troc de morceaux humains. Nouveau modèle social à la bite pensante, placardé avec des codes d'honneur que personne ne respecte. Une force rattachée à deux boules de glaces aussi répugnantes qu'un coulis de chiasse. Ce que cet homme appelle force, c'est fatalement ce qui lui permet de conjuguer les fabulations, d'embrasser vigoureusement les violences et de baiser l'infidélité avec Parcimonie. Cet homme est empoisonné, prisonnier d'un fléau chaotique. Et il veut qu'on l'applaudisse, croyant détenir le sacré coeur.

La force d'un homme n'est pas de chérir plusieurs étoiles mais de faire briller celle qui n'existe pas.

Cet homme fort, riche et puissant. Cet homme pour qui le Graal n'inspire qu'une délicieuse saveur financière. Plongé dans des boîtes magiques où un brin matérialiste occupe le trône. La corruption n'a pas meilleure place au sein de cet homme. Fort de dégainer des chéquiers en titane, il investit dans des côtes sentimentales. Plié sur des échelles hiérarchisées qui dès le second pilier, voici qu'il injure. Injuste diront les pauvres, mais l'injustice n'aime pas les valeurs. Cet homme se proclame au pouvoir dès lors que les billets flottent, à en oublier peut-être que l'inflation se diagnostique très bien chez les vendus. Une force dépendante d'une inlassable fluctuation, tirée par des ficelles qui ne lui appartiennent même pas. Cet homme a un tout qui ne vaut rien.

La force d'un homme n'est pas une piètre mesure mais une profonde valeur.

L'horreur est humaine.
Lointaine est l'erreur.

Il ne lui sera rendu grâce qu'au moment où lavé de ses brûlures, ses ailes seront sa force.

La force d'un homme est de devenir homme.

25fév/110

Paris versus Banlieue.

C'est vrai que le titre fait grincer des dents. Comme le bruit d'une craie neuve qui s'éjacule sur un tableau.

On pense tout de suite aux émissions phares style "France, état d'urgence critique", "La banlieue : Les régions de France les plus dangereuses du monde" ou encore "Police SOS drame ultime coucou la France". Non. Il ne sera pas question de ça. Pas de discours politique rincé, pas de rapport chiffré ou de polémique interminable sur la violence et tout le bordel, pas de morale ni de frustration.  Il suffit de lire les mots que je viens d'employer pour se rendre compte qu'au final, l'amalgame est complètement dans les mentalités mais bien heureusement pas toutes. En fait c'est plutôt envers les bobos de parisiens aliénés que le sujet s'y prête.

D'entrée, lorsqu'on emploie le mot banlieue, on s'en tape de savoir si t'es en tess, en pavillon, en Veyron ou en ticket restaurant. C'est une question de géographie. J'en vois déjà qui crient à la démesure et aux généralités, donc ferme-la j'ai pas encore fini, vous comprendrez plus tard. Évidemment ça part de ce qu'on pourrait appeler une expérience sociale, même si je suis convaincu de la totale subjectivité du billet. On a grandi en banlieue, c'est ce qu'il faut retenir.
Mis de côté toutes les questions fumantes de conditions de vie, génération, social, revenus, culture, éducation, religion et toutes les tartines qui vont avec, le contact avec le monde parisien a été une sorte de chiasse monumentale sur laquelle il serait difficile d'évoluer. Mais justement, voilà l'intérêt d'en parler. Genre on est potes t'as vu.

Bon, en revanche ce n'est pas un reportage ni un témoignage. Que ce soit clair. Que je ne reçoive pas d'appel de Roselmack en me disant "wesh il s'passe quoi ?"

A la base de la source, je ne savais pas qu'il existait une sorte de décalage être ces deux entités, comme si paradoxalement à ce qu'on appelle "région parisienne", c'était en fait une jumelle maléfique. Une extension pute en somme.
Mon cursus scolaire m'a permis, ma bande de délinquants juvéniles et moi-même, de nous frotter un peu à la jeunesse parisienne dorée. Constatation flagrante, les affreux voyous d'un côté, les vrais bonhommes de l'autre. Quand je parle de voyous, c'est fatalement l'étiquette qu'on nous a collé dans le cul lors de notre présentation individuelle :

-"Bonjour à vous toutes et tous, Kim, 24 ans, ingénieur d'études marketing, expérience fondée auprès de grands comptes comme ..
-"Hey psst ! C'est une tête le bonhomme, t'as de la concurrence, surtout si.."
-"Et donc je suis en région parisienne et j.."
-"Il brûle des voitures. C'est un vilain."

Un vilain. Le plus intéressant a donc été de comprendre. Comprendre pourquoi les mentalités sont fondées comme telle, pourquoi est-ce qu'on brûlerait des voitures et qu'on vendrait de la drogue et des MP5 ACOG/silencieux à notre prof de gestion humaine. Oui, pourquoi.
Je tiens à souligner qu'entre nous, personne n'en a souffert, on a pris ça pour un jeu. Ce fût un exercice rigolo de gratter des stylo bic sous prétexte qu'on était de féroces animaux sauvages sans pitié et sans reconnaissance.
L'histoire ne nous dit pas que nous avons peut-être eu à faire à la pire des sélections parisiennes, mais les faits sont là. Les notes étaient influencées, les avis, les discussions, tout. Et croyez-moi que nous étions représentatifs de tout ce qu'on pouvait faire en diversité (ouais on était un groupe de 148 ou 147).
Et il y a comme un regroupement humain naturel, ce qui n'est pas extrêmement nouveau puisque l'humanité a plus ou moins fonctionné de cette manière. Les anglais avec les anglais, les gothiques avec les gothiques, les pharmaciens avec les pharmaciens, les photographes avec les mineures. Tout ça.

Alors ce n'est pas la relation centre/périphérie, noyau/fruit, jouet/Kinder surprise qui importe. Ce qui nous intéresse, c'est pourquoi en étant non-parisien de souche royale, serions-nous si différents toi et moi ? Le parisien a t'il des pouvoirs ? Le parisien est-il aquaphobe ? Le parisien fait-il l'amour comme un saucisson ? Ils nous le cachent ces saligauds. Quoiqu'il en soit, la banlieue est boudée. On a beau avoir la même trousse, mais nos stylos sont sûrement dégueulasses.
Ce n'est pas une recherche d'explication de comportements humains, il y a des métiers pour ça. Mais de voir qu'Arthur ne s’assoit pas à côté de moi parce que je suis une racaille qui prend le RER, c'est intriguant.

On s'en cogne de tout ça au final. Il faut juste vous retirer les phalanges du cul. Parce que si personne ne fait d'effort au niveau régional, je ne vois même pas comment ça pourrait aller mieux dans notre petit monde.

Donc par pitié : Dites-nous pourquoi vous portez des Ugg, sérieusement ?